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Liban

Crash d’Air Algérie : le Liban approuve le transport des corps des victimes à Paris

Le Liban a donné hier son approbation officielle au transport des corps des victimes libanaises du crash d'Air Algérie du Mali jusqu'en France, où des tests ADN seront effectués pour leur identification, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil. Dix-neuf Libanais font partie des quelque 118 victimes de ce crash d'un appareil d'Air Algérie opéré par Swiftair dans le nord du Mali, lors d'un voyage qui devait relier le Burkina Faso à Alger le 23 juillet. Le ministre Bassil a laissé entendre « que l'opération d'identification des corps et leur transport jusqu'au Liban seront longs », appelant les proches des victimes à la patience. Des familles qu'il doit d'ailleurs rencontrer aujourd'hui en son bureau du ministère des Affaires étrangères.
Cette proposition française de transporter les corps à Paris pour leur identification fait suite à des contacts qui se sont intensifiés depuis le crash, dans lequel une cinquantaine de Français ont également perdu la vie. Ces derniers jours, les contacts entre responsables libanais et français s'étaient poursuivis. Le Premier ministre Tammam Salam est entré en contact avec le président français François Hollande pour lui présenter ses condoléances et demander l'aide de la France dans l'identification des victimes libanaises. À ce propos, le gouvernement français avait demandé l'approbation officielle du Liban pour le transport des victimes à Paris.
De même, plusieurs contacts ont été effectués entre les ministres français et libanais des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Gebran Bassil, en vue d'établir une coordination au niveau des mesures à prendre. Le ministre français avait affirmé à son homologue libanais que la France mettrait tous ses moyens à la disposition de l'État libanais en vue de faciliter sa mission, selon des sources du ministère des Affaires étrangères.
Le ministre Bassil a également contacté son homologue du Mali, Abdallah Dioub, pour le remercier de ses efforts visant à faciliter l'arrivée des équipes de secours au site du crash. Il a présenté ses condoléances aux responsables du Burkina Faso qui ont perdu 23 de leurs ressortissants dans le crash. Il a enfin discuté des circonstances du crash avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Celui-ci a assuré que la compagnie d'aviation algérienne assumera toute la responsabilité qui lui incombe dans cette tragédie.
Auparavant, une délégation officielle libanaise s'était rendue lundi au Mali pour suivre de près l'opération d'identification des victimes libanaises. Cette délégation est présidée par le directeur général des Émigrés, Haytham Joumaa, et comprend le président du Haut Comité de secours, le général Mohammad Kheir, deux officiers de la Sûreté générale et Fouad Ayoub, expert en tests ADN. Cette délégation s'est rendue hier au Burkina Faso pour écouter les doléances des proches des victimes. Certains de ces proches ont exprimé leur détresse au micro de la LBCI en raison de l'incertitude qui entoure toujours la possibilité de récupérer les corps de leurs proches.

Le Liban a donné hier son approbation officielle au transport des corps des victimes libanaises du crash d'Air Algérie du Mali jusqu'en France, où des tests ADN seront effectués pour leur identification, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil. Dix-neuf Libanais font partie des quelque 118 victimes de ce crash d'un appareil d'Air Algérie opéré par Swiftair dans le nord du Mali, lors d'un voyage qui devait relier le Burkina Faso à Alger le 23 juillet. Le ministre Bassil a laissé entendre « que l'opération d'identification des corps et leur transport jusqu'au Liban seront longs », appelant les proches des victimes à la patience. Des familles qu'il doit d'ailleurs rencontrer aujourd'hui en son bureau du ministère des Affaires étrangères.Cette proposition française de transporter les corps à...
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