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Culture

Yanni, une machine bien rodée

Festivals - Byblos

Après le succès de sa venue au même endroit l'an dernier, Yanni s'est produit avec un nouveau show, mais plutôt décevant cette fois-ci.

Brice LAEMLE | OLJ
21/07/2014

Le son des vagues qui s'écrasent à quelques mètres du cadre idyllique apaise les spectateurs qui patientent en attendant l'arrivée des retardataires. Le spectacle commence à 22h avec un morceau d'ouverture anxiogène à souhait. Le spectacle son et lumière se met en place. Yanni fait son apparition après que les 13 musiciens et les deux chanteuses se furent installés sur scène. Les 5000 spectateurs applaudissent chaudement leur dieu laïc tout de blanc vêtu, ressemblant parfois à un professeur de fitness pour sa suractivité sur scène.
Yanni joue ses plus grands succès : Aria, Santorini, Felitsa, Marching Season et quelques titres de son dernier album Inspirato. Petit frère spirituel de l'artiste français Jean-Michel Jarre, il fait partie des très rares compositeurs à être connus dans les grandes villes du globe. Un phénomène qui soulève les foules avec ses shows gigantesques à Athènes, Moscou ou Shanghai. Il compte, à son tableau de chasse, 25 millions d'albums vendus jusque-là
Yanni vulgarise la musique classique en la mélangeant à la pop. Ses compositions ressemblent à des bandes originales de films, non dépourvues d'un style pompier, voire grandiloquent. Mais à trop surjouer les émotions, on ne discerne plus le vrai du faux. Avec ses gestes amples et ses grimaces, il veut signaler toute l'énergie qu'il déploie sur scène, mais tout cela est vain, comme désincarné, sans âme. Le compositeur n'est plus si performeur. Il fait son show automatiquement, sans passion semble-t-il.
Plus d'une vingtaine de titres et 135 minutes de spectacle plus tard, le public est debout pour les trois derniers morceaux, dont deux de ses plus grands succès : The Storm puis One Man's Dream pour finir. Yanni remercie à plusieurs reprises le public libanais pour l'accueil enthousiaste qu'il lui réserve et fait planer l'hypothèse d'un concert à Byblos qui deviendrait un rendez-vous annuel.
Malgré plusieurs bourrasques impressionnantes, les musiciens qui secondent le compositeur font preuve de beaucoup de talent. Les prestations des violonistes Mary Simpson et Samvel Yervinyan, tout comme celles du contrebassiste Alexander Zhiroff sont particulièrement remarquées. Cela n'empêche pas que l'ensemble du spectacle s'avère sans grande saveur...

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