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Moyen Orient et Monde - Syrie

L’EI poursuit ses massacres : 115 personnes tuées à Homs

Combats près de l'aéroport de Deir ez-Zor ; l'Onu parvient à entrer dans Mouadamiyat al-Cham.

Les affrontements entre les rebelles et les forces loyalistes se sont poursuivis hier, notamment à Jobar, dans la banlieue de Damas. Bassam Khabieh/Reuters

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a dénoncé hier le « massacre » d'au moins 115 personnes la veille par les jihadistes de l'État islamique (EI) lors de la prise d'un champ gazier à Homs dans le centre de la Syrie.
Selon un nouveau bilan de l'OSDH, lors de l'attaque du champ gazier de Chaar, à l'est de Palmyre, « la plus importante menée par l'EI contre le régime, au moins 11 employés civils et 104 gardes dépendant du ministère du Pétrole et des miliciens prorégime des Forces de défense nationale ont été tués ». Auparavant, cette organisation avait fait état de la mort de 90 personnes dont 25 employés civils. En outre, le sort de 250 autres personnes travaillant sur le site demeure inconnu, précise cette organisation. « Les exécutions sommaires de combattants ou de civils sont un crime de guerre, quelle que soit la partie qui les commet dans le conflit. Ce sont des prisonniers de guerre et ils ne doivent pas être exécutés », a affirmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Le gouvernement n'a pas pour le moment confirmé ces morts, mais des partisans du chef de l'État Bachar el-Assad ont posté sur Internet des photos de cadavres et ont qualifié l'attaque de « massacre ». Un partisan du régime écrit sur Twitter : « Trente dépouilles mortelles ont été transportées de Chaar à l'hôpital de Homs. Homs continue à saigner. » L'État islamique, qui a proclamé un califat sur les régions qu'il a conquises en Syrie et en Irak voisin, s'est déjà rendu maître de plusieurs champs pétrolifères dans la province orientale syrienne de Deir ez-Zor.
Toujours dans cette province, les forces du régime ont affronté des combattants de l'EI hier aux abords de l'aéroport du même nom, contrôlé par les forces gouvernementales, selon l'OSDH. L'aéroport est l'un des derniers sites stratégiques de la province échappant à l'emprise des jihadistes, qui se sont également emparés en juin de vastes portions de territoires de l'autre côté de la frontière, dans le nord et l'ouest de l'Irak. L'armée syrienne a riposté en bombardant plusieurs secteurs autour de l'aéroport, qui permet le ravitaillement de ses forces déployées dans l'est du pays, a déclaré l'OSDH, qui ne fournit aucun décompte de victimes.

Lapidation à Raqqa
Les jihadistes ne se sont pas arrêtés là. À Raqqa, où l'EI a établi la « capitale » de ce califat, des jihadistes ont lapidé à mort une femme, a également affirmé hier l'OSDH. Selon cette organisation, il s'agit de la première « exécution » de ce type commise par l'EI.
« L'EI a promulgué sa première condamnation à mort par lapidation contre une femme à Tabaqa, sous l'accusation d'adultère », a indiqué l'OSDH, en parlant d'une localité située dans la province de Raqqa, qui est contrôlée presque entièrement par les jihadistes. Un militant de cette région a confirmé cette information précisant que l'exécution avait eu lieu en public sur une place de la ville. Un second militant de Raqqa, Hadi Salamé, a affirmé que la femme, âgée d'une trentaine d'années, avait été condamnée à mort par un tribunal religieux de l'État islamique.
Pendant ce temps, les affrontements entre les rebelles et les forces loyalistes se sont poursuivis hier, notamment à Jobar, dans la banlieue de Damas, à Alep, Hama et Idlib, toutes ces localités subissant également raids aériens et barils explosifs lancés par l'aviation syrienne.

Aide humanitaire
Par ailleurs, l'Onu a annoncé hier être parvenue à entrer à Mouadamiyat al-Cham, une localité proche de Damas assiégée par les autorités, pour distribuer de l'aide à des milliers de personnes. Selon une porte-parole du Programme alimentaire mondial (Pam) de l'Onu, Élisabeth Byrs, la distribution de vivres dans cette localité située à 8 km au sud-ouest de la capitale syrienne se poursuivait depuis le 14 juillet. Jusqu'à présent, « un total de 2 900 rations alimentaires ont été distribuées » à 14 500 personnes, a-t-elle expliqué. L'opération devait initialement durer quatre jours, mais les agences de l'Onu ont décidé de la prolonger trois jours pour venir en aide à un plus grand nombre de personnes. C'est la première fois, depuis début 2012, que l'Onu parvient à distribuer de l'aide dans cette localité de 20 000 habitants. Mais cette « aide est si maigre qu'elle ne sera pas suffisante pour les habitants de la localité », a affirmé un militant, Nour Bitar.
(Sources : agences et rédaction)


L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a dénoncé hier le « massacre » d'au moins 115 personnes la veille par les jihadistes de l'État islamique (EI) lors de la prise d'un champ gazier à Homs dans le centre de la Syrie.Selon un nouveau bilan de l'OSDH, lors de l'attaque du champ gazier de Chaar, à l'est de Palmyre, « la plus importante menée par l'EI contre le régime, au...

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