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Campus - À Vous La Parole

Regard libanais sur le Festival d’Oberhausen

Samer Nouh, jeune cinéaste diplômé de l'Université Kafaat, a participé au mois de mai au Festival international du court-métrage d'Oberhausen, en Allemagne, pour son film « Dans les détails » projeté hors concours. Il raconte.

À Oberhausen.

Participer au Festival d'Oberhausen fut pour moi une riche expérience. Oberhausen est une ville charmante, verte et amicale. J'ai pu la découvrir, après les projections, accompagné d'autres participants. Chaque soir, nous arpentions ses charmantes rues puis, autour d'un verre, nous discutions de choses et d'autres.
Ce qui m'a agréablement surpris lors du festival fut le grand nombre de personnes, d'horizons différents et de tout âge, qui sont venues pour voir les films. Au Liban, dans les festivals de courts-métrages, on ne rencontre que les gens qui travaillent dans l'audiovisuel, les cinéphiles, les réalisateurs participants et leurs proches.
Le festival comporte différentes catégories dont : le « Concours du vidéoclip », le « Concours du film pour l'enfance et la jeunesse », le « Concours international » et le « Film sans film ». Les films présentés sont tous intéressants et innovants, qu'ils soient abstraits ou réalistes, simples ou compliqués.
Le « Film sans film » fut une découverte pour moi. Lors d'une « projection », le réalisateur lance des avions en papier devant les projecteurs, imité par les spectateurs qui se joignent à lui dans ce curieux exercice collectif. Les aéronefs en papier apparaissent sur l'écran dans un bizarre film en noir et blanc, enrichi par les mimiques que fait l'audience. C'est le « Be-the-Film » (Sois le film) plutôt que le « Watch-the-Film » (Regarde le film).
Je voudrais m'arrêter sur une des projections dans la catégorie « Enfance et jeunesse ». Un court-métrage intitulé Réel réalisé par le Suédois Jens Choong. Le film évoque la relation, entre amitié et amour, qui lie deux garçons. Il offre un autre regard sur les liens entre les gens, libre des limites établies par la société sur les genres et les orientations sexuelles. Les réactions de l'audience, composée d'étudiants, furent variées mais jamais homophobes.
Les organisateurs de ce festival sont passionnés et enthousiastes. J'aimerais les remercier tous et toutes pour m'avoir permis de faire partie de ce riche événement. Je suis également reconnaissant aux organisateurs du Festival du film européen à Beyrouth et à l'institut Goethe pour leur soutien et pour m'avoir donné l'occasion de vivre cette expérience inoubliable qui m'a permis de découvrir des artistes libres qui ne se sont pas laissés enchaîner par les attentes du public et qui veulent tout simplement s'exprimer, raconter une histoire ou des émotions, sans limite ni censure.

 

Participer au Festival d'Oberhausen fut pour moi une riche expérience. Oberhausen est une ville charmante, verte et amicale. J'ai pu la découvrir, après les projections, accompagné d'autres participants. Chaque soir, nous arpentions ses charmantes rues puis, autour d'un verre, nous discutions de choses et d'autres.Ce qui m'a agréablement surpris lors du festival fut le grand nombre de personnes, d'horizons différents et de tout âge, qui sont venues pour voir les films. Au Liban, dans les festivals de courts-métrages, on ne rencontre que les gens qui travaillent dans l'audiovisuel, les cinéphiles, les réalisateurs participants et leurs proches.Le festival comporte différentes catégories dont : le « Concours du vidéoclip », le « Concours du film pour l'enfance et la jeunesse », le « Concours international » et le...
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