Le sprint reste la spécialité allemande. Et quand Marcel Kittel ne lève pas les bras, c’est Andre Greipel qui prend le relais. Le coureur de Lotto Belisol s’est imposé au sprint à Reims, terme de la sixième étape. L’Allemand, qui signe là son sixième succès sur l’épreuve en carrière, a devancé le Norvégien Alexander Kristoff et le Français Samuel Dumoulin. Piégé par une bordure, Arnaud Démare n’a pas pu prendre part à cette arrivée massive. Tout comme Marcel Kittel, victime d’une crevaison à moins de deux kilomètres de la ligne. Du côté du général, aucun changement notable : Vincenzo Nibali reste un solide et confiant maillot jaune. Lionel Bonaventure/AFP
Dans cette étape sans conséquence pour le maillot jaune du champion d'Italie Vincenzo Nibali, Greipel a devancé le Norvégien Alexander Kristoff et le Français Samuel Dumoulin.
Kittel, qui pouvait viser la passe de quatre à l'entrée dans Reims, n'a pu jouer sa carte. Il a été retardé par une crevaison dans le final.
Le final de cette étape, bouclée encore à une allure très rapide (plus de 46 km/h), a amené une cassure dans le peloton. Le grimpeur français Thibaut Pinot, piégé, a perdu près d'une minute, tout comme Pierre Rolland.
En revanche, les prétendants au maillot jaune ne se sont pas laissé surprendre par les accélérations du peloton.
Nibali en « patron »
Après son son coup de force, Nibali s'était réveillé en position de favori, de l'aveu d'Alexandre Vinokourov qui dirige l'équipe Astana. Sans pour autant vouloir garder à tout prix le maillot jaune.
« Plus de deux semaines jusqu'à Paris, c'est long », reconnaissait « Vino » au départ d'Arras. « On verra en fonction des circonstances. Mais je pense que les équipes des sprinteurs voudront contrôler. »
Le scénario a donné raison au champion olympique 2012. Derrière l'échappée de quatre coureurs (Gérard, Leezer, Maté, J. Pineau), la formation de Kittel a conduit la poursuite, interrompue brièvement par... Nibali.
Des chutes collectives qui ont abouti à plusieurs abandons (Silin, Zandio) et à quelques blessures (Sagan et Navarro notamment) ont amené le porteur du maillot jaune à intervenir en « patron ». Il a demandé aux hommes de Kittel de ralentir l'allure pour permettre le retour des coureurs retardés par les chutes avant que la course reprenne ses droits.
Dans l'affaire, l'Espagnol Alberto Contador a perdu l'un de ses équipiers, l'Espagnol Jesus Hernandez, qui fait partie de sa garde rapprochée. En revanche, le champion de France Arnaud Démare, pris dans la première chute collective, a pu repartir avant d'être distancé en fin de parcours.
La plus longue échappée
Sur les longues lignes droites de l'Aisne, à découvert, l'échappée s'est retrouvée en point de mire du peloton qui a failli se déchirer sous l'effet du vent. Par la suite, le groupe a maintenu l'écart aux alentours d'une minute avant de le reprendre à l'entrée des 20 derniers kilomètres.
À 8,5 kilomètres de l'arrivée, le peloton, coupé par le vent de côté et le forcing de l'équipe Omega Pharma (T. Martin surtout), s'est fractionné en deux parties.
Sous la flamme rouge, le Polonais Michal Kwiatkowski, malchanceux la veille, a tenté sa chance. Mais il a été débordé dans les derniers hectomètres de la longue ligne droite finale (1 100 m), pour le profit de Greipel, vainqueur pour la 13e fois cette saison.
À 31 ans, le champion d'Allemagne s'est imposé pour la 6e fois dans le Tour. Depuis ses débuts en 2011, l'athlétique Greipel a gagné au moins une étape à chaque fois qu'il est venu sur le Tour.
(Source : AFP)
L'étape d'aujourd'hui : en passant par la Lorraine
Le Tour de France traversera aujourd'hui la Lorraine, dans la 7e étape, l'une des plus longues de l'épreuve, entre Epernay et Nancy.
À partir de la cité du champagne, le parcours de 234,5 kilomètres fait un détour pour visiter les territoires meurtris de l'Argonne et passer devant l'ossuaire de Douaumont (km 117) qui témoigne du sacrifice des combattants de la Grande Guerre, avant le mémorial de Verdun 1914-1918.
Dans les 20 derniers kilomètres, deux côtes compliquent la tâche des purs sprinteurs. Surtout la seconde située à l'entrée de Nancy, la côte de Boufflers (1 300 m à 7,9 %), dont le sommet est distant de seulement 5,5 kilomètres de l'arrivée jugée en centre-ville, au bout d'une ligne droite de 400 mètres et à proximité de la célèbre place Stanislas.
Nancy (109 000 habitants) accueille la Grande Boucle pour la 17e fois de son histoire. Lors de la précédente venue du Tour, la victoire avait échappé au « régional » Christophe Mengin qui avait chuté sous la pluie dans le dernier kilomètre, pour revenir à l'Italien Lorenzo Bernucci. « Je ressemble plus à un boxeur qu'à un coureur », soupira l'infortuné Mengin en constatant les dégâts.
Départ d'Epernay à 11h35 (lancé à 11h55), arrivée à Nancy vers 17h22 (prévision à 43 km/h de moyenne).
(Source : AFP)
Nibali en « patron »Après son son coup de force, Nibali s'était réveillé en position de favori, de l'aveu d'Alexandre Vinokourov qui dirige l'équipe Astana. Sans pour...

