« Nous regrettons que les députés libanais ne soient pas parvenus à s'entendre pour élire un président dans les délais prévus par la Constitution », a déclaré hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal, qui a réaffirmé avec fermeté que la France n'a pas de candidat à la présidentielle libanaise. Une sorte de mise au point à certaines informations de presse laissant entendre que Paris a intensifié récemment ses contacts en faveur d'un ou de deux candidats déterminés.
M. Nadal a ajouté qu'une entente entre Libanais est urgente et qu'il est important que « les responsables politiques garantissent le bon fonctionnement des institutions et s'engagent pleinement en vue d'une élection rapide ».
Le porte-parole du Quai d'Orsay a encore dit : « Il appartiendra au futur chef de l'État de relever les défis auxquels le pays est confronté, tout en veillant à la préservation de l'unité nationale et à la poursuite de la politique de dissociation, conformément à la déclaration de Baabda. »
Le porte-parole a ensuite dénoncé « toutes les tentatives visant à compromettre la stabilité du Liban ». « Nous réitérons notre soutien aux autorités et aux institutions du pays, notamment celles en charge de la sécurité qui œuvrent pour préserver l'unité et la stabilité nationales. Il faut tout faire pour préserver l'unité et la stabilité nationales. Il faut tout faire pour préserver le Liban des conflits en cours dans la région », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, des milieux diplomatiques bien informés estiment que les médias libanais amplifient démesurément la capacité des pays amis et notamment la France à régler la crise présidentielle libanaise. Ce qui, estiment-ils, donne de faux espoirs à l'opinion. Ces milieux qui observent tous les faits et gestes diplomatiques de Paris sur la scène du Moyen-Orient et du Liban en particulier expliquent que la diplomatie française veut aider le Liban pour sortir de l'impasse, mais que ni le Quai d'Orsay ni l'Élysée ne feront la moindre allusion à un candidat quelconque sinon souhaiter que le nouveau chef de l'État libanais soit soutenu par l'ensemble de familles politiques de son pays et qu'il observe les principes de base internationalement connus et reconnus, notamment la mise du Liban à l'abri des secousses qui menacent la région conformément à la déclaration de Baabda et dans le respect des engagements internationaux du Liban.
Liban - Diplomatie
Paris réaffirme ne pas avoir de candidat à la présidence libanaise
Le porte-parole du Quai d'Orsay regrette que les députés ne soient pas parvenus à une entente sur un nouveau chef de l'État.
OLJ / Par PARIS, d’Élie MASBOUNGI, le 09 juillet 2014 à 00h00

