- Yassine Jaber, député de Nabatiyé et membre du bloc berryste, à Radio-Orient : « Ce n'est pas le contexte politique qui s'oppose à la proposition d'amendement constitutionnel du général Michel Aoun, c'est le contexte légal et constitutionnel, parce que en l'absence d'un président de la République, les députés ne sont pas habilités à amender la Constitution. Cependant, la non-élection d'un chef de l'État ne doit pas entraver la fonction législative de la Chambre. Bien des experts constitutionnels l'affirment. Pour ce qui est de la présidentielle, le problème vient du fait qu'on a limité les candidatures aux quatre grands (leaders maronites). J'appelle le patriarche Béchara Raï à trouver une solution à ce problème qui aille au-delà d'un simple appel à convoquer des séances (électorales) quotidiennes. »
- Ibrahim Kanaan, député du Metn et secrétaire du bloc du Changement et de la Réforme, à la chaîne NTV : « On cherche aujourd'hui à imposer un nouveau compromis à l'instar de ce qui s'était passé précédemment. Le président Élias Hraoui a accédé à la présidence par le compromis de Taëf et le président Michel Sleiman par celui de Doha. Quant à nous, nous voulons libérer l'échéance présidentielle de toutes les pressions et de tous les compromis. Prendre prétexte sur le timing (de l'initiative d'amendement constitutionnel du général Michel Aoun) pour ne pas corriger le déséquilibre est un acte d'escroquerie à l'encontre des chrétiens. »
- Fady Karam, député FL du Koura, à l'agence al-Markaziya : « Aujourd'hui, le pays est sans président. C'est cela le problème, le vide occasionné à ce poste est la source des problèmes que nous connaissons à l'heure actuelle. Nous considérons que la fonction législative à l'ombre de la vacance présidentielle est impossible, sauf dans les cas d'extrême urgence. Et toutes les tentatives en provenance du 8 Mars visent à détourner l'attention de cette vacance. »
- Ahmad Fatfat, député de Denniyeh et membre du bloc du Futur, à l'agence al-Markaziya : « Le bloc n'est entré en discussion avec personne au sujet des rumeurs sur une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre. Il est encore prématuré d'en parler et nous considérons que l'élection d'un président de la République doit rester la priorité à ce stade. De plus, il n'y a pas de décision définitive au sein du 14 Mars sur l'inversion du calendrier et la tenue des législatives avant la présidentielle. Tenir un scrutin législatif à l'ombre de la vacance présidentielle peut, en effet, être très dangereux. Il y a actuellement un recul dans le dossier de la présidentielle et le général Michel Aoun a définitivement brûlé toutes ses chances d'être un candidat de consensus à la présidence. »
- Fady Habre, député Kataëb de Aley, à l'agence al-Markaziya : « La priorité est à l'élection du président de la République. La fonction législative ne saurait se poursuivre normalement en l'absence d'un chef de l'État, la Chambre ne remplissant aujourd'hui que la fonction de corps électoral. »
- Joseph Maalouf, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises, à la Voix du Liban 93,3 : « La solution à nos problèmes réside dans le respect des échéances et des délais constitutionnels, l'élection d'un nouveau président et le retour de certaines parties à la raison. Le plus grave, c'est que l'anomalie est devenue la règle. Il faut ôter tout prétexte aux extrémistes et aux fondamentalistes en demandant au Hezbollah de se retirer de Syrie et de rentrer au Liban. »
- Abdel Rahim Mrad, ancien député et ministre, personnalité sunnite prosyrienne, dans une déclaration à la presse : « La proposition du chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun (d'élire le président de la République au suffrage universel et en deux temps), est d'autant plus courageux qu'il a secoué des eaux dormantes. Nous sommes en faveur de l'élection du président par le peuple, tout comme nous sommes pour une loi électorale (pour les législatives) fondée sur la circonscription unique. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef