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Liban

Sleiman : L’initiative de Aoun exacerbe le confessionnalisme

L'ancien président Michel Sleiman a critiqué l'initiative du chef du Courant patriotique libre (CPL), le député Michel Aoun, relative à l'élection présidentielle au suffrage universel, estimant qu'elle exacerbait le confessionnalisme, a rapporté hier le quotidien panarabe al-Hayat.
M. Aoun avait proposé lundi dernier d'élire le président de la République au suffrage universel à deux tours. Dans un premier temps, seul l'électorat chrétien serait appelé à participer au scrutin. Les deux candidats maronites ayant obtenu le score le plus élevé devraient être ensuite départagés au cours du second tour organisé à l'échelle nationale.
« Cette initiative nous ramène à la loi électorale du Rassemblement orthodoxe qui ne convient pas au Liban », a estimé l'ancien chef de l'État, en référence à une proposition électorale législative élaborée en 2013 par l'ancien ministre Élie Ferzli et prévoyant que chaque communauté élise ses propres députés dans le but de réaliser une parité absolue entre les deux corps électoraux chrétien et musulman.
M. Sleiman a par ailleurs souligné qu'il s'oppose à la prorogation du mandat du Parlement, ajoutant que « les efforts doivent se focaliser sur l'élection d'un président de la République ».
Par ailleurs, M. Sleiman a souligné que sa relation avec le régime syrien a commencé à se détériorer depuis l'arrestation de son émissaire chez le président syrien Bachar el-Assad, l'ancien ministre Michel Samaha. « Comment un émissaire entre le président Assad et moi-même peut-il se rendre coupable d'introduire des explosifs au Liban ? » a-t-il dit.
L'ancien président a nié être en désaccord avec le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwaji, autour de la liste d'armes françaises destinées à l'armée libanaise et financées par un don saoudien, assurant qu'il n'était pas hostile à son élection à la présidence.
Par ailleurs, à la veille de son retour à Beyrouth, M. Sleiman a rencontré hier une délégation libanaise composée de représentants de la société civile et de l'Union culturelle, ainsi que des élus locaux. Il a réaffirmé « la solidité de la paix civile au Liban ». Il a insisté sur la nécessité de confier la sécurité aux seules forces de l'ordre officielles et d'élire au plus vite un président de la République au Parlement.

L'ancien président Michel Sleiman a critiqué l'initiative du chef du Courant patriotique libre (CPL), le député Michel Aoun, relative à l'élection présidentielle au suffrage universel, estimant qu'elle exacerbait le confessionnalisme, a rapporté hier le quotidien panarabe al-Hayat.M. Aoun avait proposé lundi dernier d'élire le président de la République au suffrage universel à deux tours. Dans un premier temps, seul l'électorat chrétien serait appelé à participer au scrutin. Les deux candidats maronites ayant obtenu le score le plus élevé devraient être ensuite départagés au cours du second tour organisé à l'échelle nationale.« Cette initiative nous ramène à la loi électorale du Rassemblement orthodoxe qui ne convient pas au Liban », a estimé l'ancien chef de l'État, en référence à une proposition...
commentaires (1)

Mes chers Ami(e)s, Moi qui vis dans la lointaine France, souffrez que je vous dise mon tourment. Combien de jours, combien de mois, combien d'années encore, faudra t-il que le Liban soit ainsi ballotté par un sort à ce point contraire tel un frêle esquif errant sur l'océan par temps de gros temps ? Telle qu'elle est actuellement rédigée, la Loi fondamentale du Liban interdit à un président sortant, pour valeureux qu'il puisse être, de briguer deux mandats consécutivement. Et seuls les Libanais via le Parlement seraient en capacité et en droit de décider qu'il puisse en être autrement à l'avenir. Je suis bien conscient que trouver un successeur au Général Michel Sleiman ne sera pas chose très aisée pour le Liban. Mais, personnellement, je n'ai jamais perdu confiance. Tant nous savons que le Liban ne s'est jamais montré aussi fort et aussi grand que lorsque hurlait le vent alentour et que sévissait la tempête. C'est pourquoi je suis intimement persuadé, et vous devez vous aussi vous en convaincre, que le Liban va sous peu se ressaisir et les errements qui jalonnent la vie politique aujourd'hui ne seront bientôt plus pour le Liban qu'un vieux souvenir. Un souvenir au goût certes un peu amer mais un souvenir qui va pour toujours se trouver englouti dans les circonvolutions très mouvantes de notre oubli. Très fidèlement, Antoine Hakim-Ged

Ged Antoine

07 h 03, le 06 juillet 2014

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Commentaires (1)

  • Mes chers Ami(e)s, Moi qui vis dans la lointaine France, souffrez que je vous dise mon tourment. Combien de jours, combien de mois, combien d'années encore, faudra t-il que le Liban soit ainsi ballotté par un sort à ce point contraire tel un frêle esquif errant sur l'océan par temps de gros temps ? Telle qu'elle est actuellement rédigée, la Loi fondamentale du Liban interdit à un président sortant, pour valeureux qu'il puisse être, de briguer deux mandats consécutivement. Et seuls les Libanais via le Parlement seraient en capacité et en droit de décider qu'il puisse en être autrement à l'avenir. Je suis bien conscient que trouver un successeur au Général Michel Sleiman ne sera pas chose très aisée pour le Liban. Mais, personnellement, je n'ai jamais perdu confiance. Tant nous savons que le Liban ne s'est jamais montré aussi fort et aussi grand que lorsque hurlait le vent alentour et que sévissait la tempête. C'est pourquoi je suis intimement persuadé, et vous devez vous aussi vous en convaincre, que le Liban va sous peu se ressaisir et les errements qui jalonnent la vie politique aujourd'hui ne seront bientôt plus pour le Liban qu'un vieux souvenir. Un souvenir au goût certes un peu amer mais un souvenir qui va pour toujours se trouver englouti dans les circonvolutions très mouvantes de notre oubli. Très fidèlement, Antoine Hakim-Ged

    Ged Antoine

    07 h 03, le 06 juillet 2014

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