Rechercher
Rechercher

Culture - Festivals - Jounieh

ZAZ, boule d’énergie positive !

Il a suffi d'un titre, « On ira », amorçant son concert unique au stade Fouad Chéhab, pour que ZAZ déverse sur son auditoire des tonnes d'énergie positive !

ZAZ, comme le colibri, elle fait sa révolution... mais elle en chantant. Press Photo

Elle a quelque chose de Piaf dans la voix. De sa gouaille aussi. Et cette même capacité à passer du registre le plus entraînant, le plus énergisant (dans ses fameux tubes aux rythmes accrocheurs Je veux et On ira) à l'émotion brute, à l'écorchure (le blues de Trop sensible qu'elle a elle-même écrit), ou encore à la chanson réaliste tout simplement (à l'instar de Ni oui, ni non, Les Passants ou Dans ma rue).

Mais ce qui séduit surtout chez ZAZ, outre ce côté titi parisien au timbre jazzy, rauque et éraillé, c'est son naturel, la sincérité de son rapport au public. Avec qui elle instaure, dès les premiers morceaux, une chaleureuse proximité. L'invitant, tout simplement, à se « laisser aller et à chanter» avec elle. Ce qui donnera à ce concert (organisé par Phellipolis et qui a, quand même, nécessité une flopée de techniciens, d'ingénieurs son et lumière, sans parler des huit musiciens qui accompagnent l'artiste sur scène) quelque chose d'une rencontre à la bonne franquette !

Et puis elle est volubile ZAZ. Elle parle, se raconte, narre des histoires en introduction de chacune de ses chansons à texte. Des histoires simples et touchantes, de rêves d'enfant accomplis (le sien, puisqu'elle voulait devenir chanteuse depuis l'âge de 4 ans), de belles rencontres (avec Jean-Jacques Goldman, par exemple, qui lui a composé le très beau Si), de rapports apaisés avec les autres et soi-même, d'envie de changer le monde et, pour cela, d'y apporter sa petite contribution...

« Comme le colibri... »
Comme cette fable du colibri qui, pour tenter d'éteindre un incendie de forêt, puise dans la mer une goute d'eau après l'autre. Tout seul, il n'éteindra pas le feu, il en est conscient mais, au moins, il aura fait sa part... « Et moi je suis comme lui », confie-t-elle à la foule. Profitant de cette Révolution du colibri, pour glisser quelques mots sur le mouvement du même nom qu'elle soutient, notamment en lui reversant la totalité des bénéfices de son merchandising.

Et comme tout le monde, ZAZ a aussi d'autres histoires moins positives, où il est question de drogue, de perte, d'alzheimer...Mais, au final, la note dominante chez elle reste ensoleillée. Même en petite robe noire sur... collants opaques noirs et bottes en daim beige à franges !

La demoiselle qui débarque d'une longue tournée en Europe n'avait, à l'évidence, pas consulté les prévisions météo concernant le Liban. Au bout d'une bonne heure de concert, elle finit par s'exclamer: «Qu'est-ce qu'il fait chaud chez vous!». Réponse immédiate de quelques petits malins: «Enlevez vos
collants. »
Sauf que chaleur écrasante ou pas, rien n'entame le peps et l'énergie de cette chanteuse à la voix puissante et à la présence scénique intense, dynamique et enjouée. Une voix, malheureusement, desservie ce soir-là par un mauvais réglage du son. Qui rendait quelque peu incompréhensibles les paroles de ses chansons. C'était particulièrement dommage pour le très attendu Éblouie par la nuit – superbe chanson que lui a écrite Raphaël et l'un des tubes qui a consacré sa notoriété à l'international – qui, cette fois, ne donnait pas la pleine mesure de la limpidité de son timbre.

De petits pépins techniques qui n'ont pour autant pas empêché ZAZ de déverser sur le public des tonnes d'énergie positive. Et de l'entraîner dans la danse, dans le chant, dans la fête, à grand renfort de « Yalla, Yalla », au gré de ses mélanges de jazz manouche, de blues, de folk, de flamenco swinguant ou encore de rock-musette...

Un public – composé d'un tiers de vrais fans, d'un tiers de personnes qui ne la connaissent pas vraiment et, enfin, d'un troisième tiers de jeunes, très jeunes enfants sautillant non stop ! – à qui elle offrira, en avant-première, sa swinguante version de Paris sera toujours Paris de Maurice Chevalier. Un titre tiré de son album de reprises de chansons françaises à la sauce jazz manouche à paraître en novembre prochain, annonce-t-elle.

Un dernier morceau carrément rock, mettant en avant la maîtrise de ses huit musiciens pluri-instrumentistes (trompette, saxophone, batterie, accordéon, guitare, basse, clavier...) et la voilà qui revient, après le rappel, clôturer un peu moins de deux heures de généreuse performance avec une version retwistée de son fameux, son célébrissime Je Veux. Qui l'a consacrée comme l'une des chanteuses actuelles les plus populaires de la scène musicale française.


Pour mémoire
Festival de Jounieh : Tête d'affiche internationale et activités ludiques pour la 4e édition

Byblos 2014 : une programmation de premier plan !

Festival de Beiteddine : un cru 2014 aux multiples saveurs

A Baalbeck, un programme éclectique pour un retour aux sources

Elle a quelque chose de Piaf dans la voix. De sa gouaille aussi. Et cette même capacité à passer du registre le plus entraînant, le plus énergisant (dans ses fameux tubes aux rythmes accrocheurs Je veux et On ira) à l'émotion brute, à l'écorchure (le blues de Trop sensible qu'elle a elle-même écrit), ou encore à la chanson réaliste tout simplement (à l'instar de Ni oui, ni non, Les Passants ou Dans ma rue).Mais ce qui séduit surtout chez ZAZ, outre ce côté titi parisien au timbre jazzy, rauque et éraillé, c'est son naturel, la sincérité de son rapport au public. Avec qui elle instaure, dès les premiers morceaux, une chaleureuse proximité. L'invitant, tout simplement, à se « laisser aller et à chanter» avec elle. Ce qui donnera à ce concert (organisé par Phellipolis et qui a, quand même, nécessité une...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut