Rechercher
Rechercher

Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Fièvre électorale à Akoura

Dans « Le Jour » du 4 juillet 1965

Tel Gengis Khan, le Amid, sur son fier coursier, vole à Jbeil de victoire en victoire. Un sourire conquérant aux lèvres, le leader du BN n’a d’yeux que pour la dame qui, au premier plan, ne ménage pas son enthousiasme.

À sept jours des élections partielles de Jbeil, la fièvre monte dans la circonscription où, de Nahr Ibrahim jusqu'à Afka, la légende d'Adonis et d'Astarté demeure vivante. Le drame de ces deux héros de la mythologie phénicienne fut qu'ils s'aimaient d'un amour impossible.
L'Adonis et l'Astarté d'aujourd'hui, qui mobilisent la région et sont le point de mire de l'ensemble du pays, ont un drame différent : ils se disputent le siège parlementaire laissé vacant par le décès du docteur Antoine Souaïd.
Entre M. Raymond Eddé, un vétéran de la politique libanaise, et Mme Nouhad Germanos Souaïd, une jeune veuve éplorée, la lutte est à vrai dire inégale, mais elle n'en provoque pas moins une tension locale et suscite un vif intérêt dans tous les milieux politiques. Plus que la récente bataille de Zahlé qui a opposé le camp de M. Jospeh Skaf à une coalition adverse, la bataille électorale de Jbeil constitue un test pour le régime. Une fois de plus, l'État est mis en demeure de prouver son impartialité et d'assurer la sécurité et la liberté des électeurs dans une circonscription qui, comme chacun sait, fut singulièrement sensibilisée et surchauffée lors des dernières élections générales.
On peut dire que ce dimanche est une « avant-première » du spectacle qui nous sera offert le 11 juillet ; la fièvre est appelée à atteindre son point culminant. C'est que, poursuivant sa tournée électorale, village par village, M. Raymond Eddé a décidé de visiter, aujourd'hui, la localité d'Akoura que le clan Souaïd considère comme son fief personnel (...).
Il y a lieu de noter qu'un rigoureux dispositif de sécurité est déjà mis au point dans l'ensemble de la région. Plusieurs contingents de gendarmerie sont installés dans les centres les plus névralgiques. Des patrouilles circulent nuit et jour pour veiller au maintien de l'ordre. Aujourd'hui, un millier d'autres gendarmes doivent être acheminés de bon matin vers Akoura, Kartaba, Laklouk et autres agglomérations du « jurd » en vue de prévenir tout incident et de mettre tout fauteur de troubles hors d'état de nuire (...).

À sept jours des élections partielles de Jbeil, la fièvre monte dans la circonscription où, de Nahr Ibrahim jusqu'à Afka, la légende d'Adonis et d'Astarté demeure vivante. Le drame de ces deux héros de la mythologie phénicienne fut qu'ils s'aimaient d'un amour impossible.L'Adonis et l'Astarté d'aujourd'hui, qui mobilisent la région et sont le point de mire de l'ensemble du pays, ont un drame différent : ils se disputent le siège parlementaire laissé vacant par le décès du docteur Antoine Souaïd.Entre M. Raymond Eddé, un vétéran de la politique libanaise, et Mme Nouhad Germanos Souaïd, une jeune veuve éplorée, la lutte est à vrai dire inégale, mais elle n'en provoque pas moins une tension locale et suscite un vif intérêt dans tous les milieux politiques. Plus que la récente bataille de Zahlé qui a opposé le...
commentaires (1)

Sacré Ämîd ! Défiant ces Chéhabistes Nahjistes au cœur même de leur W ékér C entral jbaïliste !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

08 h 52, le 04 juillet 2014

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Sacré Ämîd ! Défiant ces Chéhabistes Nahjistes au cœur même de leur W ékér C entral jbaïliste !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 52, le 04 juillet 2014

Retour en haut