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Économie - Liban - Grille Des Salaires

Second jour de grève pour le secteur public

Manifestation hier devant le ministère de l’Économie et du Commerce. Photo Hassan Assal

La grève lancée par le Comité de coordination syndical (CCS) s'est poursuivie hier pour la seconde journée consécutive, avec une manifestation en face des locaux du ministère de l'Économie et du Commerce. « Nous n'accepterons aucune forme de privatisation ni d'attaque contre l'essence même de la fonction publique », a mis en garde le président de la Ligue des fonctionnaires, Mahmoud Haïdar. Il a ainsi appelé les députés à adopter la grille des salaires, les accusant de vouloir « liquider » le secteur public. « La grille est une porte d'entrée à la réforme de l'administration publique et à l'arrêt de la corruption », a-t-il enfin dit.
M. Haïdar a en outre estimé que « la grille s'est transformée en une question nationale ». « Nous menons avec tous les citoyens une seule bataille contre ceux qui ont dépouillé le pays », a encore dit M. Haïdar. « Nous la menons pour dire à tout le monde que nous ne ferons pas marche arrière parce que c'est un combat légitime », a-t-il souligné.
« On ne demande pas l'aumône, juste une réévaluation de nos salaires qui n'ont pas été ajustés depuis 1996 », a affirmé, de son côté, le président du CCS, Hanna Gharib. « Nous voulons créer une prise de conscience chez les citoyens des enjeux qui se jouent dans cette lutte que nous mènerons jusqu'au dernier souffle », a conclu M. Gharib.
Plus tard dans la matinée, ce dernier s'est entretenu avec le ministre de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, au sujet de la bataille menée par le CCS pour obtenir l'approbation de la grille des salaires. Le ministre s'est prononcé en faveur d'une grille des salaires « qui donne à l'employé son droit et qui est basée sur des recettes transparentes, qui n'affectent pas l'activité économique ni les finances publiques ». M. Gharib lui a demandé de faire pression auprès des députés Kataëb afin qu'ils participent à la séance parlementaire consacrée au vote du projet de loi sur la grille. « Nous lui avons également demandé de ne pas donner de certificats aux étudiants à la place des diplômes, car ce serait asséner un coup dur à la souveraineté de l'État et à la légitimité des examens nationaux. »
Sur ce dernier point, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, a déclaré qu'il ne pouvait rien promettre concernant le sort de la correction des examens. « Il n'en sera rien si la grille n'est pas approuvée. » Selon lui, la bataille « est purement politique » et ne relève pas d'un problème de chiffres.

La grève lancée par le Comité de coordination syndical (CCS) s'est poursuivie hier pour la seconde journée consécutive, avec une manifestation en face des locaux du ministère de l'Économie et du Commerce. « Nous n'accepterons aucune forme de privatisation ni d'attaque contre l'essence même de la fonction publique », a mis en garde le président de la Ligue des fonctionnaires, Mahmoud Haïdar. Il a ainsi appelé les députés à adopter la grille des salaires, les accusant de vouloir « liquider » le secteur public. « La grille est une porte d'entrée à la réforme de l'administration publique et à l'arrêt de la corruption », a-t-il enfin dit.M. Haïdar a en outre estimé que « la grille s'est transformée en une question nationale ». « Nous menons avec tous les citoyens une seule bataille contre ceux qui ont...
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