Le leader des Forces libanaises (FL) et candidat à la présidence, Samir Geagea, a critiqué mercredi la proposition du chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, d'amender la Constitution afin de permettre l'élection d'un président de la République au scrutin universel, l'invitant à présenter sa candidature.
"Maintenant que le Parlement est réuni en session extraordinaire, nous proposons un amendement constitutionnel?", s'est interrogé M. Geagea.
"Pour nous mettre d'accord sur une loi électorale nous avons débattu pendant trois ans et nous n'avons abouti à aucun résultat jusqu'à présent, a-t-il rappelé. Quel est le but de cette proposition ? N'est-il pas de détourner l'attention de l’élection présidentielle ? Au lieu d'élire un président ils ont ouvert des débats sur le passé et parlent de Taëf" a-t-il encore dit.
"Combien de temps avons nous besoin pour amender la Constitution ?, a demandé le leader des FL. S'ils sont sérieux dans leur proposition, nous avons besoin pour cela d'un gouvernement, d'un Parlement, d'un président et nous n'en avons pas", a-t-il ajouté soulignant que l'amendement nécessite des années de débats. "Qu'allons nous faire sans président pendant tout ce temps ?".
Commentant la proposition du général Aoun d'effectuer un premier tour de la présidentielle afin que l'électorat chrétien choisisse, seul, les deux candidats maronites les plus représentatifs des chrétiens qui seraient départagés au second tour par l'ensemble de l'électorat national, M. Geagea a souligné que Michel Aoun et lui-même avaient "la plus grande représentativité chrétienne". "Alors pourquoi ces deux personnes ne se rendent-elles pas au Parlement pour que l'une d'elle soit élue, sachant que l'électorat vote en définitive sur base des instructions des blocs présents au Parlement ?".
"J'ai présenté ma candidature, j'ai un programme. Que Michel Aoun présente sa candidature et son programme et qu'il se rende au Parlement", a martelé M. Geagea accusant le chef du CPL de n'"être ouvert à aucune proposition autre que celle qu'il soit élu président".
"Maintenant que le Parlement est réuni en session extraordinaire, nous proposons un amendement constitutionnel?", s'est interrogé M. Geagea.
"Pour nous mettre d'accord sur une loi électorale nous avons débattu pendant trois ans et nous n'avons abouti à aucun résultat jusqu'à présent, a-t-il rappelé. Quel est le but de cette proposition ? N'est-il pas de détourner l'attention de l’élection présidentielle ? Au lieu d'élire un président ils ont ouvert des débats sur le passé et parlent de Taëf"...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine