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Nos lecteurs ont la parole - Melhem Maroun Karam

La loi sur les loyers, cet éternel souci

Parler de la loi sur les loyers paraîtrait incongru au vu de la situation inquiétante par laquelle notre cher pays passe. Toutefois, cette loi pose et posera toujours de gros problèmes car elle touche des centaines de milliers de Libanais. En effet, tout de suite après le droit à la vie vient le droit au logement, dans des conditions dignes. Ce droit est encore remis en cause, au Liban, en ce début du XXIe siecle.
Le monde évolue et progresse, la plupart du temps vers le bien, alors que chez nous, on ne fait que reculer et à grands pas. Certes, on comprend quelquefois qu'une loi, n'importe quelle loi, ne peut jamais être juste dans l'absolu ou satisfaire tous les intérêts (nous parlons ici de locataires et de propriétaires) car il y aura toujours des lacunes ou même des erreurs parfois irréparables. D'un autre côté, il faut comprendre aussi qu'il est temps d'en finir avec ce grave problème qui a traîné des années durant et qui d'ailleurs n'est pas près d'être réglé tant que l'État n'y remédiera pas.
Au Liban, un problème n'est résolu que si l'État décide de prendre en charge l'affaire. Que peut-il faire dans le cas présent ? Il peut acheter des terrains pour y construire des immeubles destinés soit à la location, soit à la vente pour les anciens locataires menacés par les dispositions de la nouvelle loi au cas où celle-ci entrerait en vigueur. Le Conseil constitutionnel a, il y a quelques jours, rejeté, dans la forme, sans plus donc étudier le fond, le recours que le président de la République Michel Sleiman puis dix députés avaient présenté contre la loi que le Parlement libanais avait entérinée dernièrement. C'est une façon habile et diplomatique de dire au peuple libanais (et il faut absolument que cela soit fait) que le temps n'est pas encore venu pour élaborer une loi qui n'est et ne doit l'être qu'au moment, selon la logique des choses et même selon la justice raisonnable, convenable et dans une atmosphère sereine. En effet, le souci premier des Libanais est comment s'occuper de la nourriture et de l'éducation de leurs enfants, comment aussi se protéger et comment rester vivant. Si l'État ne réagit pas, le problème des loyers continuera à se poser. Pour un temps indéterminé, il faut le craindre.

Melhem Maroun KARAM
Avocat à la Cour

Parler de la loi sur les loyers paraîtrait incongru au vu de la situation inquiétante par laquelle notre cher pays passe. Toutefois, cette loi pose et posera toujours de gros problèmes car elle touche des centaines de milliers de Libanais. En effet, tout de suite après le droit à la vie vient le droit au logement, dans des conditions dignes. Ce droit est encore remis en cause, au Liban, en ce début du XXIe siecle.Le monde évolue et progresse, la plupart du temps vers le bien, alors que chez nous, on ne fait que reculer et à grands pas. Certes, on comprend quelquefois qu'une loi, n'importe quelle loi, ne peut jamais être juste dans l'absolu ou satisfaire tous les intérêts (nous parlons ici de locataires et de propriétaires) car il y aura toujours des lacunes ou même des erreurs parfois irréparables. D'un autre côté, il...
commentaires (1)

La loi sur les loyers est l'unique programme social au Liban, mais l'Etat est tres malin, il l'a fait aux frais des anciens proprietaires. Donc il ne coute rien a l'Etat, et permet aux deputes et ministres de faire de la surenchere demagogique a peu de frais: ils n'ont pas a se casser la tete pour debrouiller les fonds necessaires. Evidemment qu'il est impossible de jeter a la rue des dizaines de milliers de personnes, mais aussi il est impossible d'empecher des milliers d'autres personnes de profiter de leurs proprietes. Tres souvent ce sont de petits proprietaires qui possedent un ou une partie d'un immeuble. La solution serait d'eliminer le cote hereditaire de cette loi. Si mon arriere grand pere a loue un appartement de votre arriere grand pere, pourquoi est-ce que j'aurais le droit d'y habiter encore???

Michel Fayad

22 h 17, le 02 juillet 2014

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Commentaires (1)

  • La loi sur les loyers est l'unique programme social au Liban, mais l'Etat est tres malin, il l'a fait aux frais des anciens proprietaires. Donc il ne coute rien a l'Etat, et permet aux deputes et ministres de faire de la surenchere demagogique a peu de frais: ils n'ont pas a se casser la tete pour debrouiller les fonds necessaires. Evidemment qu'il est impossible de jeter a la rue des dizaines de milliers de personnes, mais aussi il est impossible d'empecher des milliers d'autres personnes de profiter de leurs proprietes. Tres souvent ce sont de petits proprietaires qui possedent un ou une partie d'un immeuble. La solution serait d'eliminer le cote hereditaire de cette loi. Si mon arriere grand pere a loue un appartement de votre arriere grand pere, pourquoi est-ce que j'aurais le droit d'y habiter encore???

    Michel Fayad

    22 h 17, le 02 juillet 2014

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