Le président de la commission parlementaire de l’Économie nationale et du commerce, Jean Oghassapian, a déclaré lundi que selon une étude de la Banque mondiale (BM), la crise syrienne a déjà coûté au Liban 7,5 milliards de dollars entre 2011 et mai 2014.
En juin, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, avait indiqué que le conflit avait coûté au Liban plus de 7,5 milliards de dollars entre le début de la crise en mars 2011 et l'été 2013. Il avait appelé la communauté internationale à soutenir le Liban et la Jordanie, jugeant "décevante" l'aide apportée jusqu'ici.
"L'exode a provoqué de lourdes pertes au niveau des profits, des taxes, de la consommation individuelle et des investissements, poussant 170.000 Libanais sous le seuil de pauvreté, doublant le taux du chômage à 20 %, et augmentant les dépenses gouvernementale de 1,1 milliard de dollars par an", a affirmé M. Oghassapian à l'issue de la réunion de la commission.
Dans son dernier rapport, la BM a souligné que "l'économie libanaise a été sévèrement affectée par le conflit syrien", ajoutant que "la détérioration de la situation sécuritaire au Liban allait peser davantage sur le sentiment de confiance du consommateur et ainsi sur l'investissement et la demande interne".
En juin dernier, le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé avait indiqué que les réfugiés syriens, qui représentent désormais le quart de la population du Liban, coûtent au pays 4,5 milliards de dollars par an. Se basant sur une étude de la Banque mondiale, il avait indiqué que "le coût direct pour l’État libanais est d'environ un milliard de dollars par an et un coût indirect de 3,5 milliards".
En mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait indiqué que, en raison du conflit syrien, le chômage avait quasiment doublé au Liban et frappait désormais environ 20% de la population active, notant que la croissance de 2% était bien inférieure au niveau qui était le sien avant le début de la crise.
En juin, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, avait indiqué que le conflit avait coûté au Liban plus de 7,5 milliards de dollars entre le début de la crise en mars 2011 et l'été 2013. Il avait appelé la communauté internationale à soutenir le Liban et la Jordanie, jugeant "décevante" l'aide apportée jusqu'ici.
"L'exode a provoqué de lourdes pertes au niveau des profits, des taxes, de la consommation individuelle et des investissements, poussant 170.000 Libanais sous le seuil de pauvreté, doublant le taux du chômage à 20 %, et augmentant les...


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