Le leader du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a suggéré que le président de la République libanaise soit élu directement au suffrage universel, en deux tours de scrutin.
"Je propose un amendement constitutionnel limité pour que le président de la République soit élu par le peuple, de manière directe et en deux tours", a déclaré Michel Aoun à la presse. "Le premier tour serait un vote direct des chrétiens et au second tour, tous les Libanais pourraient voter", a-t-il souligné.
Il avait été annoncé que le chef du CPL allait lancer une initiative aujourd'hui, alors que le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Sleiman, le 25 mai dernier. Convoqués à plusieurs reprises, les députés ont toujours échoué à élire un nouveau président, faute de quorum.
M. Aoun a par ailleurs appelé à l'adoption rapide d'une nouvelle loi électorale pour les législatives.
"Le législateur doit mettre en place une loi électorale qui assure la parité entre chrétiens et musulmans", a encore dit le chef du CPL. "Chaque confession devrait élire ses propres députés afin d’instaurer une forme de justice pour chacune d'entre elles", a-t-il ajouté, assurant qu'une telle formule n’entraînerait pas un renforcement du confessionnalisme.
Le 31 mai 2013, le Parlement libanais avait prolongé son mandat et reporté d'un an les élections prévues en juin, en raison de l'incapacité des partis politiques à s'accorder sur une loi électorale mais surtout des profondes divisions suscitées par la guerre en Syrie.
Le général Aoun a d'autre part dénoncé les "campagnes médias qui visent a faire porter la responsabilité du boycottage de l’élection présidentielle" au CPL. "Vous vivez depuis 24 ans à l'ombre de la vacance et pas seulement depuis le 24 mai", a-t-il martelé.
"Je propose un amendement constitutionnel limité pour que le président de la République soit élu par le peuple, de manière directe et en deux tours", a déclaré Michel Aoun à la presse. "Le premier tour serait un vote direct des chrétiens et au second tour, tous les Libanais pourraient voter", a-t-il souligné.
Il avait été annoncé que le chef du CPL allait lancer une initiative aujourd'hui, alors que le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Sleiman, le 25 mai dernier. Convoqués à plusieurs reprises, les députés ont toujours échoué à élire un nouveau président, faute de quorum.
M. Aoun a par ailleurs...


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