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Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Les États-Unis vont donner des avions à l’armée...

La première réaction concrète aux attentats qui secouent le Liban est venue des États-Unis. Après l'explosion de Dahr el-Baïdar, l'ambassadeur David Hale a demandé un rendez-vous d'urgence au Premier ministre Tammam Salam et l'a informé que son pays a décidé de fournir des armes de qualité à l'armée libanaise, notamment douze avions spéciaux qui lui permettraient de traquer les terroristes dans le jurd de Ersal, à la frontière syrienne. Les États-Unis souhaitent aussi donner à l'armée du matériel sophistiqué spécialisé dans la lutte contre le terrorisme. Selon les informations parvenues à L'Orient-Le Jour, Washington prend très au sérieux les infiltrations de l'EIIL (Daech) au Liban. Il aurait ainsi alerté les autorités sur le fait que ce groupe a introduit plusieurs kamikazes dans différentes régions du pays dans le but de s'attaquer à des cibles d'une confession déterminée, qu'il s'agisse de responsables, d'hommes politiques, de dignitaires religieux ou de figures militaires et de sécurité. En même temps, les États-Unis ont fait l'éloge des services de sécurité libanais, à l'instar d'ailleurs d'autres pays comme l'Iran et l'Arabie saoudite. L'OLJ a aussi appris que la Grande-Bretagne veut aussi aider concrètement l'armée libanaise à contrôler les frontières en construisant des tours de contrôle, tout au long de la frontière avec la Syrie qui s'étend sur 375 km. Cette frontière sera divisée en trois secteurs, le premier s'étendant de Nahr el-Kabir jusqu'à Ersal, le deuxième de Ersal à Masnaa et le troisième de Masnaa à Yanta.
Les Américains et les Britanniques ont demandé aux Libanais de rester vigilants et de ne pas baisser le niveau de l'état d'alerte. Ces informations ont été confirmées par les aveux obtenus des terroristes sous les verrous, Ala' Kanaan et Mahmoud Khaled, et par la découverte de la grotte de Fnaydek où les jihadistes fabriquaient des charges explosives, et entreposaient des armes et du matériel électronique.
Les informations recueillies précisent qu'il n'existe pas au Liban de camp d'entraînement de l'EIIL comme en Syrie ou en Irak, mais qu'il y a quand même beaucoup de terroristes cachés qui sont entrés soit par les frontières terrestres, soit par l'aéroport venant de différentes capitales comme Istanbul, Paris ou Riyad. Évidemment, cela ne signifie pas que ce sont ces pays qui les envoient. Au contraire, l'Arabie lutte elle-même contre le terrorisme et des milieux diplomatiques demandent aux différentes parties politiques de ne pas faire des amalgames ou de lancer des accusations... Le Hezbollah, en tout cas, n'a pas encore répondu à ces informations, ni aux attentats, bien qu'il soit la principale cible des terroristes, s'il faut en croire le communiqué de l'EIIL publié samedi. Le parti chiite considère, selon ses milieux, qu'il n'a pas à le faire puisque les services de sécurité font leur travail avec efficacité et précision.

La première réaction concrète aux attentats qui secouent le Liban est venue des États-Unis. Après l'explosion de Dahr el-Baïdar, l'ambassadeur David Hale a demandé un rendez-vous d'urgence au Premier ministre Tammam Salam et l'a informé que son pays a décidé de fournir des armes de qualité à l'armée libanaise, notamment douze avions spéciaux qui lui permettraient de traquer les terroristes dans le jurd de Ersal, à la frontière syrienne. Les États-Unis souhaitent aussi donner à l'armée du matériel sophistiqué spécialisé dans la lutte contre le terrorisme. Selon les informations parvenues à L'Orient-Le Jour, Washington prend très au sérieux les infiltrations de l'EIIL (Daech) au Liban. Il aurait ainsi alerté les autorités sur le fait que ce groupe a introduit plusieurs kamikazes dans différentes régions du...
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