Les supporteurs des États-Unis ont de quoi exploser de joie... Malgré sa défaite face à l’Allemagne, l’équipe du sélectionneur Jürgen Klinsmann s’est qualifiée pour les 8es de finale. Chip Somodevilla/Getty Images/AFP
Redevenue convaincante sous la pluie battante de Recife, l'Allemagne a battu les États-Unis (1-0) hier grâce à un nouveau but de Thomas Müller et a ainsi assuré la première place du groupe G, dont les Américains s'extraient également.
Les Allemands ne devaient connaître que tard dans la nuit, après les derniers matches du groupe H, leurs adversaires en 8es de finale. Mais que ce soient les Belges, les Algériens, les Russes ou les Sud-Coréens, ils feront forcément figure de petits face à cette Mannschaft qui a rassuré après un petit accroc face au Ghana (2-2). Il faut d'abord saluer les admirables supporteurs américains et allemands, qui ont mis une belle ambiance à l'Arena Pernambucano malgré une pluie constante qui a fortement perturbé les accès au stade. On leur a probablement vendu la plage de Boa Viagem et ses sept kilomètres de sable fin et de palmiers, mais hier était un jour à enfiler son ciré et son imperméable et à laisser les tongs à l'hôtel.
Il y a bien eu match
Même si elle n'était pas parfaite, la pelouse a, elle, bien tenu le coup et malgré les craintes de match nul qui aurait trop bien arrangé ces deux sélections « amies », il y a bien eu un match de foot à Recife. Sans doute vexés d'avoir totalement perdu le contrôle du match précédent face au Ghana, les Allemands ont ainsi tout de suite pris la partie en main. Jouant très haut, ils n'ont pas laissé les Américains toucher la balle lors des 10 premières minutes. Mais même s'ils dictaient le tempo et se montraient dangereux avec quelques centres, les joueurs de Joachim Löw étaient aussi un peu prévisibles et laissaient les Américains s'installer un peu plus confortablement au fil de la première période. La Mannschaft a alors eu pendant un moment de faux airs de Bayern Munich de Guardiola (dont six joueurs étaient titulaires), une équipe qui peut confisquer le ballon mais peut parfois aussi oublier la profondeur et les tirs lointains.
Mais l'Allemagne a très vite su être plus méchante en seconde période. Klose, entré à la pause à la place de Podolski, s'est d'abord approché du but et du record absolu de buts en Mondial avec une tête de peu à côté (52e minute de jeu), avant que Müller fasse la différence (55e minute). L'attaquant du Bayern en est désormais à quatre buts dans ce Mondial, autant que Messi et Neymar, et à neuf en tout en Coupe du monde. Avec ses jambes d'oiseau et ses chaussettes à mi-mollet, il est surtout un spécimen unique d'attaquant apparemment obsolète, ni très costaud, ni très rapide, ni particulièrement dribbleur. Mais terrible buteur, comme l'a rappelé sa frappe parfaitement placée dans le petit filet de Howard.
Après un match en demi-teinte face au Ghana, l'Allemagne, qui a tranquillement contrôlé le reste de la partie, a donc de nouveau ressemblé à un favori plausible pour ce Mondial qui peine à en dégager de très nets. En plus de la qualité de ses attaquants, la sélection allemande dispose en effet d'une arme formidable avec la richesse de son milieu de terrain. Khedira est moins bien contre le Ghana ? Remplaçons-le par Schweinsteiger. Et quand « Schweini » sort à un quart d'heure de la fin, c'est Götze qui entre...
Les Américains, eux, se croyaient capables de battre l'Allemagne, selon leur sélectionneur Jürgen Klinsmann. Ils en sont restés assez loin malgré deux énormes occasions dans le temps additionnel. Mais ils ont devancé le Portugal et le Ghana et joueront eux aussi les 8es de finale, avec de vraies chances de qualification comme récompense de leurs progrès.
Pas de miracle pour le Portugal
Pour le Portugal, il n'y a pas eu de miracle. Il est éliminé malgré sa victoire hier contre le Ghana (2-1). Le meilleur joueur du monde en 2013, Cristiano Ronaldo, quitte donc le Mondial dès le premier tour. Les Black Stars, quarts de finaliste en 2010, partent aussi du Brésil sur une défaite : concédée sur un but contre leur camp et une énorme bourde... Les Portugais, comme les Ghanéens, devaient gagner en marquant des buts tout en espérant que le deuxième match du groupe G, Allemagne-USA, ait un vainqueur. Pendant une dizaine de minutes, le Ghana a d'ailleurs été à un petit but d'une qualification inespérée, mais Majeed Waris a loupé le 2-1 à la 61e minute de jeu.
Dans un stade aux deux tiers plein seulement, on ne pourra toutefois pas reprocher aux Portugais de ne pas avoir essayé face à un Ghana qui n'a pas démérité.
(Source : AFP)
Le match s'est joué...aussi dans l'espace !
Le match opposant les États-Unis et l'Allemagne s'est joué aussi dans la Station spatiale internationale (ISS), où l'astronaute allemand Alexander Gerst a fait des passes avec deux collègues de la NASA pour « célébrer la rencontre ». Sur une vidéo mise en ligne par l'agence spatiale européenne (http ://youtu.be/Kq3iZbV9s6Y), on peut voir Alexander Gerst, portant le maillot blanc de la Mannschaft, jouer au ballon avec les Américains Reid Wiseman et Steve Swanson. Et c'est l'un des sas reliant deux modules de la station qui fait office de but. Coups de pied retournés, tête plongeante, arrêts acrobatiques mais à l'élan difficile à contrôler... L'apesanteur qui règne dans la station spatiale, en orbite à 400 km d'altitude, permet aux astronautes hilares des actions spectaculaires sans craindre un atterrissage trop douloureux. Même si les occupants de l'ISS ont des agendas chargés, ils sont en mesure de suivre en direct les retransmissions de la Coupe du monde de football sur les ordinateurs installés à bord, assure la NASA sur son site Internet.
Carles Puyol remettra la Coupe au vainqueur
Le milieu de terrain espagnol Carles Puyol remettra la Coupe au nouveau champion du monde, le 13 juillet, après la finale au stade Maracana de Rio. « L'organe suprême du football mondial a désigné l'international Carles Puyol pour remettre la Coupe du monde au champion », a annoncé la sélection espagnole sur son site officiel. « C'est au champion du monde en titre de transmettre le trophée au capitaine du vainqueur suivant comme (l'Italien) Cannavaro l'avait transmis à Iker Casillas lors de la finale du Mondial 2010 à Johannesburg », ajoute le communiqué.

