Les gaspillages insensés du régime actuel, ajoutés aux fraudes et aux détournements érigés à la hauteur de principes administratifs, devraient fatalement nous conduire à ce désastre : nous sommes à peine à la fin du sixième mois de l'exercice budgétaire de 1927 et il n'y a déjà plus un sou dans le Trésor public.
Depuis plusieurs jours déjà, voyant arriver le moment où l'État se verrait obligé de suspendre ses paiements, le président du Conseil et le ministre des Finances ne savaient plus où donner de la tête. Mais voici que la fin du mois approchait et qu'il allait falloir payer les fonctionnaires. Il s'agissait de prendre tout de suite de grandes résolutions.
M. Béchara el-Khoury et M. Khaled Chéhab se sont donc rendus d'urgence hier les bras ballants, « rien dans les mains, rien dans les poches », chez M. Ponsot, haut-commissaire, à qui ils ont fait une description exacte de l'extrême pénurie du Trésor. Ils ont demandé à M. Ponsot s'il n'était pas possible de consentir une avance à l'État libanais (...) afin de permettre au gouvernement de se tirer du grave embarras où il se trouve (...)
En dehors des appointements des fonctionnaires, il paraît que tous les mandats de paiement relatifs soit à des fournitures, soit à des travaux exécutés pour le compte de l'État sont en souffrance depuis huit jours.
Et pendant ce temps, le ministère continue de distribuer à ses favoris (...) des primes qui varient de 30 à 40 mille francs.
Où allons-nous ? (...)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
vous etes surs que c'etait en 1927 et pas en 2014 ?? lol.....
11 h 47, le 25 juin 2014