Après un bond l'an dernier au moment de la sortie de récession, le climat des affaires en zone euro ne s'améliore plus que lentement et avec des écarts notables entre pays. Les enquêtes de juin (PMI, Ifo, Commission) devraient s'inscrire dans ce mouvement. D'un côté, il y a plusieurs éléments positifs : l'euro a confirmé son orientation à la baisse ; la demande extérieure donne des signes de reprise au T2 aux États-Unis ; enfin, la BCE a annoncé des mesures destinées à soutenir le crédit aux entreprises. Sans être décisifs, ces facteurs devraient contrebalancer la montée des tensions géopolitiques et l'incertitude autour du prix du pétrole. Au total, les indices PMI sont attendus quasi stables, soit 52,2 pts pour le manufacturier et 53,3 pts pour les services. Les niveaux au T1 étaient respectivement de 52,8 et 52,1 pts. En Allemagne, le T2 s'annonce moins dynamique après un très bon début d'année : les indices PMI et Ifo pourraient légèrement refluer, mais à de hauts niveaux absolus. En France, où le virage économique du gouvernement en début d'année n'a pas réussi à produire de choc de confiance, il serait étonnant qu'une embellie survienne subitement. Attendons pour cela que l'équipe de France gagne la Coupe du monde de football... Hum !

