Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'en est implicitement pris à la candidature officieuse du général Michel Aoun à la présidence de la République, en raison du soutien affiché du président syrien Bachar el-Assad à cette candidature.
« Le soutien de Bachar n'honore personne », déclare M. Joumblatt au journal cairote al-Ahram, en référence aux propos attribués lundi dernier par le quotidien al-Akhbar au chef de l'État syrien.
Se disant « non concerné » par ce qui se passe dans les tractations entre le général Aoun et le chef du courant du Futur, Saad Hariri, M. Joumblatt renouvelle son appui à la candidature du député de Aley et membre de son bloc Henri Hélou. « C'est un homme modéré et de dialogue et nous restons attachés à sa candidature », affirme-t-il.
Un autre membre du bloc démocratique, Nehmé Tohmé, a lui aussi affirmé hier le maintien de la candidature de M. Hélou.
« La phase actuelle nécessite un candidat consensuel et qui soit à égale distance de tous », a souligné M. Tohmé dans une déclaration à la presse. Pour le député du Chouf, le profil de M. Hélou répond à ces qualificatifs.
De son côté, Antoine Saad, député de la Békaa-Ouest-Rachaya et également membre du bloc joumblattiste, a accusé dans une déclaration le général Aoun d'être « responsable de la vacance de la présidence de la République ».
M. Saad a aussi mis en garde contre l'option, défendue par le chef du CPL, d'un déroulement des élections législatives avant la présidentielle. « C'est un grand piège par lequel on cherche à anéantir la République, la Constitution et les droits des chrétiens », a-t-il estimé. Selon lui, cette option « sert les objectifs du Hezbollah et du 8 Mars de placer le Liban sous tutelle iranienne ».
Liban
Joumblatt : Le soutien de Bachar el-Assad n’honore personne
OLJ / le 20 juin 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Là le député Joumblatt ne voit pas ce que le président à vie de la Syrie -qu'il a détruite- a voulu en annonçant son soutien à la candidature du général Aoun à la présidence. Il a voulu "témoigner" que le général Aoun est réellement "le candidat consensuel".
05 h 17, le 20 juin 2014