À Batroun, une cérémonie pour la pose de la première pierre d’une école technique. Photo Dalati et Nohra
– Gebran Bassil, ministre des Affaires étrangères, lors d'une cérémonie à Batroun : « Aujourd'hui, nous voulons édifier un partenariat avec le courant du Futur et nous voulons qu'il soit fructueux pour eux, pour nous et pour la patrie. Mais le partenariat a ses règles. Il ne peut pas se faire aux dépens de l'un des partenaires ni sur le dos de tierces parties. Il est destiné à permettre l'avènement des forts au pouvoir. Nous ne voulons pas de compromis provisoires, nous voulons un partenariat réel qui soit le garant de la vraie stabilité dans le pays (...) Nous n'avons pas honte de dire que nous ferons ce qu'il faut pour instituer ce partenariat, mais nous refusons toute fraude sur ce plan. Nous ne voulons pas n'importe quel président de la République. On essaye de persuader les Libanais qu'un président, n'importe lequel, est mieux que le vide. Cela, nous ne l'acceptons pas. Certes, le vide est une situation exceptionnelle et nous espérons qu'il sera de courte durée, mais nous voulons le combler avec un président fort. Nous avons assez des chefs d'État non représentatifs. »
– Ahmad Fatfat, député de Denniyeh et membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban 100,5 : « Les contacts entre le chef du courant du Futur, Saad Hariri, et le général Michel Aoun ne sont plus à un rythme aussi soutenu qu'auparavant. La rencontre prévue entre M. Hariri et Walid Joumblatt est plus que nécessaire à l'ombre de la vacance présidentielle et de ce qui se passe dans la région. Les efforts en vue de trouver un président ne se sont pas interrompus et c'est le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui a pris l'initiative à ce sujet avant tout le monde. La question qui se pose est de savoir si le général Aoun est prêt à aller vers un accord sur un véritable candidat présidentiel ou bien s'il veut continuer dans la logique du moi ou personne. »
– Georges Adwan, député du Chouf et membre du bloc des Forces libanaises, devant des ingénieurs FL : « Je demande à ceux qui parlent de la nécessité d'un consensus à la présidence de la République : est-il possible d'accorder entre les armes légales de l'État et les arsenaux qui échappent à son autorité ? (...) Les députés des FL refuseront de légiférer à l'ombre de la vacance de la présidence de la République, sauf lorsqu'il s'agit de questions d'extrême urgence pour les citoyens et c'est le cas de la grille des salaires. »
– Hussein Moussaoui, député de Baalbeck-Hermel (bloc du Hezbollah), lors d'une cérémonie au Liban-Sud : « Sur la question de la présidence, nous ne cherchons aucun pouvoir, aucun gain d'influence. Nous voulons simplement un président qui n'entrave pas notre route lorsque nous défendons tout le Liban et tous les Libanais, parce que la résistance est le synonyme de la dignité du Liban, de sa souveraineté, de sa fierté, de son économie, de son tourisme et de son avenir. Il faut donc un accord sur un président qui soit en harmonie avec la ligne de la résistance. »
– Nehmetallah Abinasr, député du Kesrouan et membre du bloc du Changement et de la Réforme, dans une déclaration à la presse : « Walid bey (Joumblatt) ne peut pas rendre hommage au rôle du président Fouad Chéhab et, dans le même temps, s'opposer à l'avènement d'un président fort. Le Grand Liban a été dirigé par des grands, tels qu'Émile Eddé, Camille Chamoun et Fouad Chéhab ; et ces derniers ont gouverné aux côtés d'autres grands, comme Nazira Joumblatt, Riad el-Solh, Rachid Karamé et Saëb Salam. J'appelle Walid Joumblatt, dans ce qu'il représente, à reconsidérer sa position et à tendre la main aux vrais représentants des maronites. »


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