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Les sciences de l’information et des bibliothèques, une formation en mutation

Bien que la spécialisation en sciences de l'information et des bibliothèques existe au Liban depuis 1973, nombreux sont ceux qui ignorent encore son intérêt. Aujourd'hui, ce domaine s'est substantiellement modernisé grâce à la technologie

La bibliothèque s’est transformée d’un lieu de stockage de l’information en un lieu de vie.

«Vous êtes fans de communication? Les nouvelles technologies vous intéressent-elles? Vous maîtrisez les langues? Et vous aimeriez travailler dans une ambiance évolutive? Les sciences de l'information et des bibliothèques pourraient être votre destination. » C'est par ces mots que la docteure en éducation et spécialiste en information Gladys Saadé, enseignante à la faculté d'information et de documentation section 2 de l'UL (FID2), incite les étudiants à intégrer cette filière.
Deux voies de formation en sciences de l'information et des bibliothèques sont offertes à l'UL. « Les étudiants détenteurs du bac peuvent entamer une licence en sciences de l'information et des bibliothèques. L'admission se fait dans ce cas sur concours. Ils apprendront, au cours de cette formation, à gérer, organiser, chercher, préserver et stocker l'information», précise le Dr Gladys Saadé, avant de poursuivre: «Tandis que les étudiants détenteurs d'une licence en informatique, lettres, droit et sciences peuvent compléter un master en sciences de l'information et des bibliothèques afin d'acquérir un bagage technique leur permettant de gérer l'information selon des normes spécifiques, la rechercher d'une façon pertinente et la créer dans des centres spécialisés. » Selon le Dr Saadé, l'étudiant(e) qui va se lancer dans ce domaine doit avoir un esprit ouvert, toujours apte à évoluer et à progresser et ne pas se contenter des notions apprises puisque ce métier est en évolution continue. « L'ancien bibliothécaire, devenu par la suite documentariste, est aujourd'hui considéré comme un spécialiste de l'information », indique-t-elle.

La métamorphose des métiers de l'information
« L'image démodée du bibliothécaire avec des lunettes épaisses a disparu», souligne-t-elle. Et de poursuivre : « Pour qu'il puisse bien servir, le spécialiste en information doit maîtriser parfaitement l'usage des techniques de la communication et être capable d'assurer des ressources électroniques numériques virtuelles. » La technologie a donc rendu ce métier différent. Comment ? La spécialiste en information explique : « La technique a éliminé les tâches répétitives. Par exemple, actuellement, des systèmes font le travail de catalogage effectué jadis par les bibliothécaires. Les étudiants sont donc initiés à être plutôt des producteurs et des diffuseurs de l'information et non pas uniquement des stockeurs. » Le Dr Saadé assure qu'on est dans une nouvelle ère où le spécialiste de l'information est devenu pédagogue et producteur de plus-value. L'enseignante explique : « Quand on recherche une information sur Google, on a des milliers de réponses, mais va-t-on trouver l'information voulue parmi toutes ces réponses ? Le spécialiste de l'information, étant bon chercheur, trouvera l'information, pertinente et fiable, en moins de temps. » Et bien qu'aujourd'hui les bibliothèques virtuelles posent un sérieux problème aux bibliothèques traditionnelles, la docteure en pédagogie trouve que ces dernières se sont converties en centres d'études où le travail de groupe des étudiants est facilité. La bibliothèque s'est transformée donc d'un lieu de stockage de l'information en un lieu de vie.

Des débouchés variés
« Avec la révolution numérique, les métiers de l'information sont devenus les piliers incontestables du progrès et du développement. Au Liban, ce secteur est demandeur », assure le Dr Saadé, qui explique : « Outre les bibliothèques scolaires, universitaires, publiques qui doivent être rénovées, beaucoup d'entreprises – en suivant les normes internationales – ne peuvent plus se passer de l'organisation de leurs documents et recrutent donc des spécialistes pour exécuter cette tâche. Ces derniers seront embauchés pour assurer un accès rapide à l'information et éviter la perte du temps consacré à la recherche. Des études ont montré qu'un PDG passe 45 % de son temps à rechercher une information. »
La présidente de l'Association des bibliothèques libanaises, Randa al-Chidiac, assure quant à elle : « Qu'il s'agisse de centres d'information, de médias audiovisuels, de presse, de syndicats, entreprises, hôpitaux, banques, sociétés d'assurances, etc., là où il y a une information à produire, à gérer et à traiter, le spécialiste de l'information trouvera un emploi. » Pour elle, ce métier ne sert pas uniquement à préserver l'information mais également à conserver la culture, le patrimoine et les traditions. « Ce métier est pluridisciplinaire, dynamique, actif et profite à la société », affirme-t-elle. Quant aux salaires, elle précise : « Tout comme dans les autres domaines, le salaire sera plus élevé selon le diplôme et l'expérience acquise. » Plus les étudiants diplômés maîtrisent de langues étrangères, mieux ils seront rémunérés, selon le Dr Gladys Saadé.
Dans un autre registre, le Dr Saadé signale que la plupart des bibliothèques scolaires sont gérées par des enseignants. « La faculté de pédagogie doit intégrer cette formation dans son enseignement afin d'apprendre aux futurs enseignants à créer, gérer et animer des bibliothèques. »
La spécialiste en information conclut : « L'apprentissage de l'usage et de l'évaluation de l'information en plus du développement de l'esprit critique peuvent aider les jeunes, dans une société bouleversée, à rechercher des formes de vérité différentes. Quand on diversifie les sources d'information et quand on apprend aux élèves comment l'information est construite, leur jugement sur tout ce qui les entoure sera plus critique. »
Pour plus d'infos sur cette formation ou pour s'inscrire à l'UL : Ginfor2@gmail.com ou appeler le 01-692183 extension 120 de 9h à 14h30.

«Vous êtes fans de communication? Les nouvelles technologies vous intéressent-elles? Vous maîtrisez les langues? Et vous aimeriez travailler dans une ambiance évolutive? Les sciences de l'information et des bibliothèques pourraient être votre destination. » C'est par ces mots que la docteure en éducation et spécialiste en information Gladys Saadé, enseignante à la faculté d'information et de documentation section 2 de l'UL (FID2), incite les étudiants à intégrer cette filière.Deux voies de formation en sciences de l'information et des bibliothèques sont offertes à l'UL. « Les étudiants détenteurs du bac peuvent entamer une licence en sciences de l'information et des bibliothèques. L'admission se fait dans ce cas sur concours. Ils apprendront, au cours de cette formation, à gérer, organiser, chercher, préserver...
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