Paris est revenu à la charge hier à la suite du trouble jeté vendredi dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait attribué à la France la paternité de la formule dite des trois tiers (ou tripartition : tiers chrétien, tiers sunnite et tiers chiite) en lieu et place de la parité islamo-chrétienne.
Interrogé sur cette question, le porte-parole du Quai d'Orsay , M. Romain Nadal, a déclaré hier : « La France est attachée au consensus interlibanais soutenu par la communauté internationale. Nous marquons auprès de tous nos interlocuteurs, en public comme en privé, la nécessité de soutenir les institutions libanaises et de préserver les équilibres qu'elles consacrent, en vertu notamment des accords de Taëf. »
Démenti ou esquive habile? A priori, il s'agit d'un démenti.
Mais une source proche du Quai d'Orsay a laissé entendre que « la France soutient bien entendu les institutions libanaises et la formule de partage du pouvoir, mais que si les Libanais en décidaient autrement, elle ne pourrait qu'approuver leur décision dans le cadre de la politique traditionnelle de soutien au Liban ».
Par ailleurs, un homme politique qui suit de près les questions libanaises a estimé que cette question de « parité à trois » a pu être évoquée à un moment ou à un autre des contacts franco-iraniens.
À une autre question sur la possibilité d'une rencontre entre l'ancien président libanais Michel Sleiman, actuellement à Paris, et des responsables français, notamment le ministre Laurent Fabius, un responsable du Quai d'Orsay a répondu en « off » que si le président Sleiman demandait à rencontrer M. Fabius, il serait reçu en ami et en dirigeant qui a accompli beaucoup de choses lors de son mandat.
Liban
Paris revient à la charge et se dit attaché à Taëf
OLJ / Par PARIS, d’Élie MASBOUNGI, le 11 juin 2014 à 00h00



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11 h 38, le 11 juin 2014