Après de forts rebonds des dépenses en février et mars, les consommateurs avaient un peu levé le pied en avril, les ventes au détail progressant de 0,1 % seulement. Les distorsions liées aux conditions météo étant maintenant corrigées, la consommation devrait suivre une pente plus régulière. Le moral des ménages était bon en mai, sans être exceptionnel. Du côté des entreprises, le climat des affaires a montré une nette amélioration, tant du côté manufacturier que non manufacturier. Les ventes de voitures étaient très robustes à 16,8 millions en rythme annualisé, à leur plus haut niveau depuis 2007. Enfin, les créations d'emplois ont continué à un rythme élevé de 217 000. Sur la base de ces indices, le consensus s'attend à des ventes au détail en hausse de 0,5 % (+0,4 % hors autos). Cela mettrait la moyenne des mois d'avril et mai 1,7 % au-dessus du T1 et signalerait que la consommation privée de biens contribuera de manière significative à la croissance du PIB au T2, prenant en partie le relais d'une forte dépense en services au T1 (effet Obamacare). On suivra aussi la première estimation de la confiance des ménages selon l'université du Michigan en juin : elle est attendue en légère hausse à 83,0, un bon signe pour la fin de trimestre.

