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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Deuxième jour de discussions « positives » sur le nucléaire entre Iraniens et Américains

Depuis Ankara, Rohani promet de faire « tout son possible » pour permettre la conclusion d'un accord.

Une vue de l’hôtel Président Wilson, sur les bords du lac Léman, où les représentants iraniens et américains discutent nucléaire dans la plus grande discrétion. Richard Juilliart/AFP

Les discussions entre représentants américains et iraniens depuis lundi à Genève sur le programme nucléaire de Téhéran se déroulent « dans un climat positif », a estimé hier le chef négociateur iranien Abbas Araghchi au terme de trois heures et demie de réunion.
L'Iran fera « tout son possible » pour permettre la conclusion d'un accord sur son programme nucléaire avec le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), a promis pour sa part le président Hassan Rohani à Ankara. « L'Iran a démontré qu'il menait un programme nucléaire à des fins pacifiques. Il fera tout son possible pour parvenir à un accord final avec le groupe 5+1 », a déclaré M. Rohani au deuxième jour de sa visite d'État en Turquie. « L'Iran est prêt à s'asseoir à la table des discussions pour une solution (...), l'Iran a fait ce choix en signant l'accord de Genève », a-t-il insisté, dénonçant les « sanctions injustes » qui lui sont imposées par les Occidentaux.
En parallèle aux discussions politiques qui ont repris dans l'après-midi, une réunion d'experts a eu lieu. L'Iran et le groupe 5+1, qui ont conclu un accord intérimaire en novembre 2013, espèrent parvenir à un accord définitif d'ici au 20 juillet garantissant le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et la levée des sanctions internationales imposées à l'Iran.
Toutefois, à l'hôtel Président Wilson, sur les bords du lac Léman, l'heure n'est pas encore à la photo-souvenir et la presse est tenue à l'écart. Ces discussions sont un sujet polémique. Aux États-Unis les « faucons » et les défenseurs d'Israël mettent en doute la sincérité de Téhéran, tandis qu'en Iran les adversaires d'une ouverture vers Washington sont prêts à dénoncer tout franchissement de « lignes rouges » par les négociateurs.

« Pire qu'une absence d'accord »
Ces négociations ont néanmoins reçu une note positive inattendue d'un général israélien, Itai Brun, chef de la division de recherche des renseignements militaires. Dans une intervention lundi à la conférence annuelle Herzliya sur la doctrine de sécurité d'Israël, il a estimé que l'Iran respecte l'accord intérimaire conclu en novembre dernier avec les grandes puissances. La pression des sanctions économiques « le conduit au dialogue, que nous considérons comme sérieux en vue d'un accord permanent », a-t-il dit. « La volonté de l'Iran de parvenir à la capacité nucléaire demeurera même si un accord est signé », a-t-il cependant estimé.
Mais pour Yuval Steinitz, le ministre israélien des Affaires stratégiques, « un accord international qui laisse l'Iran à la lisière de la capacité nucléaire est pire qu'une absence d'accord ».
Outre la réunion avec la délégation américaine, les Iraniens ont programmé des bilatérales : avec le représentant français, aujourd'hui à Genève, puis à Rome avec le Russe et avec l'Allemand dimanche à Téhéran. L'Iran prépare ainsi la prochaine session avec le 5+1 du 16 au 20 juin à Vienne, où les deux parties espèrent débuter la rédaction d'un accord global.
« Des discussions bilatérales offrent une plateforme beaucoup plus efficace pour un vrai marchandage plutôt que les discussions formelles du cadre des 5+1 », estime Ali Vaez, analyste iranien au sein du Groupe international sur les crises, à Londres.

(Source : AFP)

Les discussions entre représentants américains et iraniens depuis lundi à Genève sur le programme nucléaire de Téhéran se déroulent « dans un climat positif », a estimé hier le chef négociateur iranien Abbas Araghchi au terme de trois heures et demie de réunion.L'Iran fera « tout son possible » pour permettre la conclusion d'un accord sur son programme nucléaire avec le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), a promis pour sa part le président Hassan Rohani à Ankara. « L'Iran a démontré qu'il menait un programme nucléaire à des fins pacifiques. Il fera tout son possible pour parvenir à un accord final avec le groupe 5+1 », a déclaré M. Rohani au deuxième jour de sa visite d'État en Turquie. « L'Iran est prêt à s'asseoir à la table des discussions pour une solution...
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