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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Beyrouth devient plus propre...

Dans « L'Orient » du 9 juin 1951

La campagne sanitaire, entreprise par la municipalité depuis une dizaine de jours, a suscité une certaine émotion dans la capitale.
En effet, lorsque le commissaire Ahmad Rifahi et ses agents de la brigade sanitaire se trouvent dans l'obligation de dresser, en moyenne, 100 procès-verbaux de contraventions par jour et confisquent plusieurs ustensiles de cuisine rouillés appartenant à des restaurants peu scrupuleux, la population est vraiment en droit de s'alarmer.
Désireux de nous éclairer sur les mesures prises pour protéger la santé des Beyrouthins, nous avons demandé quelques précisions à ce sujet au Dr Nicolas Khoury, chef du service sanitaire de la municipalité.
« Tranquillisez-vous, nous dit aussitôt le Dr Khoury en nous accueillant, il n'y a pas péril en la demeure. (...) La typhoïde et le paludisme sont quasi inexistants (je ne parle pas de la banlieue) et nous n'avons enregistré que quelques cas très rares de diphtérie (...) »
Pour nous montrer les réalisations de son service, le Dr Khoury nous fait visiter successivement un poste de secours, un dispensaire et un hammam. (...) La visite du bain public de Basta nous a convaincus de l'utilité de cette institution qui semble, pourtant, quelque peu archaïque. (...) Au cours de l'année dernière, 42 160 hommes et femmes ont été admis au hammam. Parmi eux, se trouvaient 12 558 galeux qui ont été guéris – en deux séances – de leur maladie. 4 895 clients du hammam ont été débarrassés de leurs poux.
Signalons que pour encourager les masses à veiller sur leur propreté, la municipalité fournit à chaque « baigneur » un quart de pain de savon et lui nettoie gratuitement, à la vapeur, ses vêtements.

Henri MOUKHEIBER

La campagne sanitaire, entreprise par la municipalité depuis une dizaine de jours, a suscité une certaine émotion dans la capitale.En effet, lorsque le commissaire Ahmad Rifahi et ses agents de la brigade sanitaire se trouvent dans l'obligation de dresser, en moyenne, 100 procès-verbaux de contraventions par jour et confisquent plusieurs ustensiles de cuisine rouillés appartenant à des restaurants peu scrupuleux, la population est vraiment en droit de s'alarmer.Désireux de nous éclairer sur les mesures prises pour protéger la santé des Beyrouthins, nous avons demandé quelques précisions à ce sujet au Dr Nicolas Khoury, chef du service sanitaire de la municipalité.« Tranquillisez-vous, nous dit aussitôt le Dr Khoury en nous accueillant, il n'y a pas péril en la demeure. (...) La typhoïde et le paludisme sont quasi...
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