Walid Joumblatt a ironisé sur le résultat de la présidentielle syrienne. Photo AFP/Joseph Barrak
Commentant la présidentielle syrienne, le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a déclaré hier : « Si l'on compte les votes des 200 000 morts (victimes des violences, NDLR), et des déplacés, à l'intérieur et à l'extérieur du territoire syrien, dont le nombre dépasse les 8 millions, ainsi que les votes des prisonniers politiques, des disparus et de ceux dont le destin est inconnu, on peut dire que le régime syrien aurait pu obtenir un bien meilleur score. Les élections syriennes étaient impressionnantes par leur transparence, leur pluralisme et leur démocratie. Elles dépassent les démocraties les plus avancées depuis l'histoire antique jusqu'à l'histoire contemporaine. »
« N'étaient les quelques ruines à Homs, les quelques dégâts à Alep et les routes bloquées à Idlib, tous les habitants de ces villes auraient pu renouveler leur allégeance éternelle au président Assad, fût-ce sur les cadavres et les restes des victimes, qui se comptent par centaines de milliers », a-t-il poursuivi, sur le même ton sarcastique. « Bien sûr, force est de relever, à ce propos, que tous ceux-là sont morts pour que vive le régime », a-t-il conclu. (Lire aussi ici)
De son côté, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a qualifié de « mascarade » l'élection présidentielle syrienne. « Qui peut croire que 74 % des Syriens ont participé à l'élection présidentielle ? » s'est-il interrogé, qualifiant le scrutin de « noir et sanglant ». Il a appelé à une « véritable solidarité internationale pour éradiquer politiquement le phénomène Bachar el-Assad ». « Le fait que Bachar el-Assad reste équivaut à la poursuite de la guerre, du terrorisme et de la destruction en Syrie », a-t-il souligné dans un communiqué.
Mais pour le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, « la réélection de Bachar el-Assad en tant que président de la Syrie a signé l'arrêt de mort du complot qui visait à détruire la résistance et la déraciner ». « Ce complot visait aussi à affaiblir la région en visant l'axe de résistance pour atteindre la République islamique d'Iran et la résistance islamique au Liban », a-t-il affirmé. Dans cet esprit, « le parti ne pouvait accepter un président qui se pose en adversaire de la résistance au Liban ».
Par ailleurs, le chef du Parti syrien national social (PSNS), le député Assaad Hardane, le chef du Baas prosyrien, le député Assem Kanso, et l'ancien ministre Abdel Rahim Mrad ont félicité Bachar el-Assad pour sa réélection, qui a été dûment saluée par l'ancien président Émile Lahoud.


Trop amer Joumby chameleon, C'est une de ses feintes connues avant de regagner le bord vinqueur mais pas avant de se débarrasset de tout son venin à la presse. Il mourira très amer cet homme! Il sait parfaitement qu'une entente sunnite-chiite chapeauté le Général, ne peut que le réduire à peu de chose.. d'où son acharnement ultime dans le sens de la rue sunniste. Il a perdu son pari, point-à-la-ligne. Tout comme il l'avait déjà perdu quand il avait essayer de faire adopter, pour les beaux yeux de condi rice (basmati) une loi contre les lignes de communication du Hezb avec les conséquences que nous connaissons.. et son mea culpa qui a suivi avant de se précipiter vers le Palais du président Assad avec son fils Taymour. Cette fois-ci, je crois qu'il a joué son solde et... il l'a perdu et il sait que cette perte ne peut qu'avoir des conséquences.
13 h 35, le 07 juin 2014