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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

« Il est juste de dire que la reconstruction de la confiance prendra un certain temps »

À Varsovie, Barack Obama envoie un signal fort à Moscou et rassure ses alliés de l'Europe de l'Est.

Barack Obama et le Premier ministre polonais Donald Tusk (à gauche), peu après s’être réunis à Varsovie. Saul Loeb/AFP

Le président Barack Obama a proposé hier à Varsovie un plan de sécurité d'un milliard de dollars pour rassurer ses alliés d'Europe de l'Est.
Cette « initiative pour rassurer l'Europe », qui doit encore être approuvée par le Congrès, prévoit le déploiement de nouvelles forces américaines, terrestres, aériennes et navales, en Europe de l'Est. Elle s'adresse aussi à des pays non membres de l'OTAN, tels que l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie, pour leur permettre de coopérer avec les États-Unis et leurs alliés occidentaux et renforcer leur propre défense.
S'exprimant devant la presse, M. Obama a exhorté les pays membres de l'OTAN à accroître leurs propres dépenses militaires. Il a par ailleurs appelé la Russie à « user de son influence » auprès des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine pour obtenir l'arrêt de leurs attaques contre les troupes gouvernementales, avertissant que toute nouvelle « provocation » russe en Ukraine pourrait entraîner de nouvelles sanctions économiques. Le président américain a estimé que ses efforts pour restaurer la confiance avec Moscou ont été rendus stériles par les agissements de Poutine en Ukraine. « Il est juste de dire que la reconstruction de la confiance prendra un certain temps », a-t-il commenté.
M. Obama participait au 25e anniversaire des premières élections démocratiques en Pologne, ancien pays du bloc soviétique, des célébrations qui prennent une résonance particulière avec la crise ukrainienne entre Moscou et l'Occident. Cette situation a ainsi été au centre de la rencontre hier après-midi entre le dirigeant américain et une dizaine de présidents de l'Europe centrale et orientale. Leurs homologues français et allemand, François Hollande et Joachim Gauck, seront également présents à Varsovie aujourd'hui.
Barack Obama doit en outre rencontrer ce matin le président ukrainien élu Petro Porochenko arrivé mardi après-midi à Varsovie, son premier déplacement à l'étranger depuis son élection le 25 mai. M. Porochenko a par ailleurs assisté hier à la remise du prix Solidarité fondé par la Pologne, au leader historique des Tatars de Crimée, Moustafa Djemilev, lors d'une cérémonie au château royal de Varsovie. Autre signe de soutien occidental : le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé qu'il se rendrait à Kiev pour assister à l'investiture de M. Porochenko. Le secrétaire d'État américain John Kerry doit de son côté rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov demain à Paris pour parler notamment de la situation en Ukraine, a indiqué Jennifer Psaki, la porte-parole du département d'État.
La visite de M. Obama en Pologne sera suivie d'un sommet du G7 à Bruxelles, ce soir et demain, puis des célébrations du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, auxquelles M. Hollande a invité son homologue russe Vladimir Poutine (qui rencontrera la chancelière allemande Angela Merkel vendredi matin), avec lequel il soupera après avoir dîné avec M. Obama.
(Sources : agences)

Le président Barack Obama a proposé hier à Varsovie un plan de sécurité d'un milliard de dollars pour rassurer ses alliés d'Europe de l'Est.Cette « initiative pour rassurer l'Europe », qui doit encore être approuvée par le Congrès, prévoit le déploiement de nouvelles forces américaines, terrestres, aériennes et navales, en Europe de l'Est. Elle s'adresse aussi à des pays non membres de l'OTAN, tels que l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie, pour leur permettre de coopérer avec les États-Unis et leurs alliés occidentaux et renforcer leur propre défense.S'exprimant devant la presse, M. Obama a exhorté les pays membres de l'OTAN à accroître leurs propres dépenses militaires. Il a par ailleurs appelé la Russie à « user de son influence » auprès des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine pour obtenir...
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