Un de nos amis nous rapportait hier avec des accents navrés qu'à l'occasion des élections au Conseil administratif, des citoyens de Rayak avaient cédé leur voix à des tarifs variant de 30 à 40 livres libano-syriennes.
Dans ce petit village, plus de 30 000 francs ont été dépensés pour les élections !
Et notre ami de philosopher sur l'amoralité des temps présents...
Il n'y a pourtant pas de quoi arroser ses cheveux de cendres funèbres et de déchirer des complets-veston en signe de deuil.
Je serais plutôt de l'avis de ce personnage rencontré ce matin dans un Sérail à la page.
– De quoi se plaint-on ? (...) De ce que les élections soient la honte de ce pays ?
« Je ne suis pas de cet avis.
« Les élections sont, au contraire, une véritable bénédiction. Et je ne serais pas loin de placer l'urne, comme l'estivage, la culture du mûrier et les ruines de Baalbeck, au rang des ressources du pays ! (...)
« Les élections législatives, les élections municipales, les élections du Conseil administratif ont accompli le triple miracle d'approvisionner les citoyens les plus humbles en argent frais.
« Tel paysan pauvre qui tirait obstinément le diable par la queue et attendait vainement la chute d'une manne salutaire et céleste a été remis à flots par ce brelan de scrutins (...)
« Et vous voudriez que je m'exaspère contre la vénalité des suffrages. Allons donc !
« Primum vivere : ces trois élections ont fourni au pauvre bougre le moyen de se nourrir pendant un trimestre. C'est pain bénit. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
ET DANS LE LIBAN DE 2014... S'ACHETER ET SE VENDRE... DU PLUS BAS AU PLUS HAUT... À L'HONNEUR !
11 h 30, le 03 juin 2014