MM. Zmokhol et Jreissati à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Zahlé.
Le président du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais (RDCL), Fouad Zmokhol, a effectué une visite à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Zahlé et de la Békaa (CCIAZ), où il a été reçu par son président, Edmond Jreissati. « Il est de notre mission et devoir de visiter toutes les régions libanaises afin de bâtir des partenariats stratégiques et des projets communs avec les entreprises et les entrepreneurs », a indiqué M. Zmokhol dans son discours. Selon lui, le secteur agricole demeure l'un des pôles d'excellence de la Békaa et moteur principal de la croissance nationale, « et devrait à ce titre bénéficier d'un appui public stratégique sans limite ». Le président du RDCL a noté la forte croissance de la demande sur les produits agricoles, notamment due aux turbulences régionales et aux déplacés syriens sur le territoire libanais, « qu'il faudrait accompagner au travers d'une stratégie nationale pour l'agriculture ».
Par ailleurs, M. Zmokhol a mis l'accent sur les vastes terrains productifs de la Békaa « qui attirent un nombre important d'industriels performants qui exportent leurs produits sur toute la région ». « Il est crucial de faire pression sur nos décideurs pour la création de zones industrielles dans cette plaine », a-t-il insisté, avant de féliciter les producteurs de vin « qui portent et exportent fièrement les couleurs de notre pays à travers le monde ».
Enfin, concernant le secteur touristique, le président du RDCL a souligné l'importance de redonner une meilleure visibilité à « cette région si belle et si riche qui devrait attirer non seulement les touristes, mais également les expatriés et les résidents ».
De son côté, le président de la CCIAZ a mis en avant les projets de certains villages de la Békaa, qui ont réussi à substituer les vignobles aux cultures illicites. Il s'est par ailleurs plaint de « la pression que constituent les réfugiés syriens sur l'infrastructure de la région et le secteur de l'emploi », réclamant que le code du travail libanais s'applique obligatoirement aux travailleurs syriens.

