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Liban

Tripoli se souvient de l’ancien Premier ministre assassiné et Fayçal Karamé se déchaîne contre Geagea

L’ancien ministre Fayçal Karamé a tiré à boulets rouges contre le chef des FL, Samir Geagea, à l’occasion de la célébration du 27e anniversaire de l’assassinat de son oncle, Rachid Karamé. Photo ANI

Tout le monde s'y attendait... L'ancien ministre Fayçal Karamé a naturellement profité du 27e anniversaire de l'assassinat de son oncle, l'ancien Premier ministre Rachid Karamé, pour se déchaîner contre le chef des Forces libanaises (et candidat du 14 Mars à la présidentielle), Samir Geagea.
« Cette candidature est une infamie, assénée à la face de la démocratie et de la justice au Liban ; elle dynamite le concept même de la coexistence », s'est-il enflammé, faisant remarquer aux leaders maronites que leur communauté « regorge de personnalités aptes à occuper la première présidence : il n'était donc pas nécessaire d'adopter la candidature d'un assassin, qui a tué l'un des plus importants ténors de la communauté sunnite au Liban ».
Affirmant que l'entente basée sur le partage du fromage par les différentes communautés libanaises a « totalement échoué », M. Karamé a jugé que tout ce qui a été adopté autour de la table de dialogue est « anticonstitutionnel, à moins qu'il ne soit approuvé par les institutions de l'État. Dorénavant, nous refusons toute application mutilée de la Constitution ; nous refusons également une loi électorale anticonstitutionnelle qui transformerait les législatives en nominations », a-t-il tonné.
Avant la cérémonie, nombre de personnalités se sont souvenues de l'ancien Premier ministre, assassiné le 1er juin 1987, alors qu'il était à bord d'un hélicoptère de l'armée libanaise.
L'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, a estimé que « Rachid Karamé était un homme d'État de premier niveau. Il a tenu à l'unité du Liban luttant contre la corruption et préservant les institutions du pays ». De son côté, le secrétaire général de l'Organisation populaire nassérienne, Oussama Saad, a estimé que « l'assassinat de Rachid Karamé n'était pas uniquement une perte pour Tripoli, mais pour tout le Liban ». Pour sa part, le mufti de la République, Mohammad Rachid Kabbani, est entré en contact avec l'ancien Premier ministre Omar Karamé. Il a estimé que « Rachid Karamé était un pilier de Tripoli et du Liban, notamment lors des sombres années de la guerre civile. Il savait prendre les bonnes décisions pour préserver l'unité et la souveraineté du Liban. C'était un homme sage et courageux ». Le responsable de Jamaa islamya à Tripoli, Hassan Khalil, a estimé de son côté que « la capitale du Liban-Nord a donné au pays des hommes sages et patriotiques à l'instar de Rachid Karamé, Saïd Chaaban et Fathi Yakan ».
Signalons que le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, Hussein Khalil, a pris contact par téléphone avec Fayçal Karamé pour lui réaffirmer le soutien sans ambages du parti chiite à l'ensemble de la famille Karamé, rendant un hommage appuyé à ses prises de position « nationales ».

Tout le monde s'y attendait... L'ancien ministre Fayçal Karamé a naturellement profité du 27e anniversaire de l'assassinat de son oncle, l'ancien Premier ministre Rachid Karamé, pour se déchaîner contre le chef des Forces libanaises (et candidat du 14 Mars à la présidentielle), Samir Geagea.« Cette candidature est une infamie, assénée à la face de la démocratie et de la justice au Liban ; elle dynamite le concept même de la coexistence », s'est-il enflammé, faisant remarquer aux leaders maronites que leur communauté « regorge de personnalités aptes à occuper la première présidence : il n'était donc pas nécessaire d'adopter la candidature d'un assassin, qui a tué l'un des plus importants ténors de la communauté sunnite au Liban ».Affirmant que l'entente basée sur le partage du fromage par les différentes...
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