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Moyen Orient et Monde - Centrafrique

La violence se déplace vers le centre-ville de Bangui

Des membres de la gendarmerie nationale centrafricaine transportent un civil blessé à l’hôpital le plus proche. Marco Longari/AFP

Au moins trois personnes ont été tuées par balle et plusieurs blessées hier à Bangui lors de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales, lors d'affrontements au niveau de l'avenue Bouganda, près du centre-ville. Deux morts et sept blessés ont été amenés à l'hôpital communautaire de Bangui, a indiqué la Croix-Rouge. Selon Médecins sans frontières, 5 autres blessés et un mort ont été également transportés à l'hôpital géré par l'ONG.
Bangui s'était réveillé au bruit de rafales d'armes automatiques dans le centre-ville, fait rare dans ce quartier de la capitale proche du palais présidentiel, alors que des groupes de manifestants marchaient dans les rues. Le calme était revenu peu après, les manifestants ayant déserté la zone. Mais des tirs sporadiques et des détonations de grenade résonnaient toujours, jusque dans le centre-ville, en début d'après-midi. Et la ville était toujours paralysée par les barricades érigées dans plusieurs quartiers.

« Guérilla urbaine »
Aucun véhicule ne circulait dans les rues et des vols au départ et à l'arrivée de Bangui ont dû être annulés. Dans la matinée, plusieurs marches avaient rassemblé des milliers de manifestants aux revendications multiples, notamment près de l'aéroport où sont basées les forces internationales. Dans certains défilés, les manifestants tapaient sur des casseroles pour exprimer leur colère et demander le départ des Burundais de la Misca. Sur une barricade érigée devant l'université de Bangui, des étudiants en colère exigeaient « le désarmement » du quartier PK-5, dernier réduit musulman dans Bangui, et le départ de Sangaris, des Burundais et de la présidente de transition. Les forces internationales ont dû procéder à des tirs de sommation dans plusieurs quartiers de la capitale pour empêcher les manifestants de progresser, ou pour démanteler des barricades.
La présidente de transition Catherine Samba Panza a dénoncé « une situation de guérilla urbaine » avec un « cycle de représailles » qui « prend des proportions très inquiétantes » dans son message radiodiffusé.
Cette nouvelle flambée de violences a été provoquée par l'attaque mercredi de l'église Notre-Dame-de-Fatima de Bangui par un groupe d'hommes armés assimilés par des témoins à l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane. Selon un nouveau bilan du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, au moins 17 personnes ont été tuées et 27 enlevées au cours de cette tuerie qualifiée « d'acte terroriste » par Mme Samba Panza dans un message lu à la radio nationale.
(Source : AFP)

Au moins trois personnes ont été tuées par balle et plusieurs blessées hier à Bangui lors de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales, lors d'affrontements au niveau de l'avenue Bouganda, près du centre-ville. Deux morts et sept blessés ont été amenés à l'hôpital communautaire de Bangui, a indiqué la Croix-Rouge. Selon Médecins sans frontières, 5 autres blessés et un mort ont été également transportés à l'hôpital géré par l'ONG.Bangui s'était réveillé au bruit de rafales d'armes automatiques dans le centre-ville, fait rare dans ce quartier de la capitale proche du palais présidentiel, alors que des groupes de manifestants marchaient dans les rues. Le calme était revenu peu après, les manifestants ayant déserté la zone. Mais des tirs sporadiques et des détonations de grenade...
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