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Économie

Les cicatrices de la crise chez les jeunes Américains

Parmi les victimes de la crise de 2008, les jeunes Américains ont peut-être été les plus à plaindre. Couverts de dette pour financer des études coûteuses, ou pire, sans dette mais sans diplôme, ceux-ci ont dû affronter un marché du travail dévasté. Leur taux de chômage a explosé : +9,9 points en 2008-2009 pour les 16-19 ans, +6,1 points pour les 20-24 ans, pour une moyenne nationale en hausse de 4,9 points. Depuis, l'économie est repartie, permettant de corriger entre 66 % et 80 % de cette hausse selon les générations. La catégorie des 16-24 ans est celle qui a le mieux redressé sa situation. Le choc a toutefois laissé des cicatrices qui sont particulièrement profondes pour ceux qui sont arrivés sur le marché du travail au pire moment.
De nombreuses statistiques illustrent cet « effet-cicatrice » pour la catégorie des 25-34 ans. Leur taux de participation s'est effondré depuis 2008 et se situe au plus bas depuis trente ans. La part de cette génération qui vit au domicile des parents est en forte augmentation. De moins de 11 % au moment où le boom du crédit subprime atteint son pic, cette part est montée à 14 % l'an dernier. Comme le plein-emploi n'est pas encore rétabli et que les conditions de crédit-logement sont plus strictes qu'avant la crise, ce mouvement de hausse pourrait se poursuivre. Les caractéristiques de la reprise immobilière s'en ressentent, comme le montrent la faiblesse du nombre de primo-accédants et la primauté accordée à la construction d'appartements destinés à satisfaire la demande de location, plutôt qu'à celle de maisons destinées à la vente.
Il est possible aussi que les cicatrices mettent du temps à s'effacer au plan politique et social. La période 18-25 ans est particulièrement importante pour la formation des opinions politiques et le comportement dans la vie. Une génération marquée par la crise pourrait être durablement plus averse au risque, et réclamer plus de protection et de redistribution. Certains auteurs ont noté que les jeunes individus ayant connu une récession tendaient à accorder leur soutien aux partis de gauche.

Parmi les victimes de la crise de 2008, les jeunes Américains ont peut-être été les plus à plaindre. Couverts de dette pour financer des études coûteuses, ou pire, sans dette mais sans diplôme, ceux-ci ont dû affronter un marché du travail dévasté. Leur taux de chômage a explosé : +9,9 points en 2008-2009 pour les 16-19 ans, +6,1 points pour les 20-24 ans, pour une moyenne nationale en hausse de 4,9 points. Depuis, l'économie est repartie, permettant de corriger entre 66 % et 80 % de cette hausse selon les générations. La catégorie des 16-24 ans est celle qui a le mieux redressé sa situation. Le choc a toutefois laissé des cicatrices qui sont particulièrement profondes pour ceux qui sont arrivés sur le marché du travail au pire moment.De nombreuses statistiques illustrent cet « effet-cicatrice » pour la...
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