Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Centrafrique

Bangui sous tension après l’attaque d’une église

« Nous sommes là pour que les (militaires) Burundais quittent le quartier, nous sommes mécontents », a déclaré un habitant de 28 ans qui accuse les soldats africains de la Misca d’avoir protégé les assaillants de la veille. Marco Longari/AFP

La capitale centrafricaine était sous extrême tension hier après l'attaque inédite d'une église.
Des tirs sporadiques étaient entendus en milieu de journée dans le centre-ville de Bangui, a constaté l'AFP. Des soldats de la force africaine Misca déployés dans le centre ont effectué des tirs de sommation pour disperser des jeunes qui tenaient des barricades, en vain.
Plusieurs témoins ont raconté comment des hommes armés ont pénétré mercredi après-midi dans l'enceinte de l'église Notre-Dame de Fatima pour y lancer des grenades et tirer dans la foule des déplacés qui y étaient réfugiés depuis plusieurs mois. Pendant un long moment, « une demi-heure » selon un témoin, « deux heures », selon un autre, des « tirs nourris de mitraillette » et des « détonations lourdes » ont résonné dans l'enceinte de l'église, explique le père Gabriel, le curé de la paroisse. « C'était sans fin, ça ne s'arrêtait jamais ». L'attaque, attribuée par les témoins à des hommes de l'ex-rébellion Séléka de majorité musulmane, a fait une quinzaine de morts, dont un prêtre.
Régulièrement dans la capitale, des violences sporadiques continuent de se produire malgré la présence de la force française Sangaris et africaine Misca, notamment entre populations chrétiennes et les rares musulmans ayant fait le choix de rester en ville. Toutefois depuis plusieurs semaines, Bangui avait connu une relative accalmie jusqu'à l'attaque vraisemblablement planifiée de Notre-Dame de Fatima. « Un regain de tension très net » se fait sentir depuis quelques jours, notamment aux abords du quartier musulman PK-5, a affirmé une source proche de l'armée française. Des renforts de Sangaris et de la Misca ont été positionnés près du quartier PK-5, majoritairement musulman, de peur que des représailles ne visent ses habitants, selon une source militaire. Hier, une mosquée de la ville a été vandalisée, a constaté l'AFP, tandis que des hélicoptères survolaient la capitale.

« Un complot »
C'est la première fois depuis plus d'un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui, et sur ces check-points improvisés, des dizaines de jeunes ne cachaient pas leur colère envers la force multinationale, qu'ils accusent d'avoir « laissé faire » l'attaque de l'église. « Nous sommes là depuis 04h00 du matin pour que les (militaires) Burundais quittent le quartier, nous sommes mécontents », a déclaré Henri-Morel Feiganazoui, un habitant de 28 ans qui accuse les soldats africains de la Misca d'avoir protégé les assaillants de la veille. L'information n'a pu être confirmée par aucune source indépendante.
Face à ce regain de violences qui touche la capitale, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a dénoncé « un complot ». « Nous sommes dans une situation évidente de complot planifié ou un certain nombre d'actions sont programmées pour perturber la transition », a déclaré le Premier ministre sur Radio France internationale, affirmant qu'« un certain nombre de personnes qui sont très proches du pouvoir, qui sont même autour du cabinet de madame la présidente », sont impliquées.
(Source : AFP)

La capitale centrafricaine était sous extrême tension hier après l'attaque inédite d'une église.Des tirs sporadiques étaient entendus en milieu de journée dans le centre-ville de Bangui, a constaté l'AFP. Des soldats de la force africaine Misca déployés dans le centre ont effectué des tirs de sommation pour disperser des jeunes qui tenaient des barricades, en vain.Plusieurs témoins ont raconté comment des hommes armés ont pénétré mercredi après-midi dans l'enceinte de l'église Notre-Dame de Fatima pour y lancer des grenades et tirer dans la foule des déplacés qui y étaient réfugiés depuis plusieurs mois. Pendant un long moment, « une demi-heure » selon un témoin, « deux heures », selon un autre, des « tirs nourris de mitraillette » et des « détonations lourdes » ont résonné dans l'enceinte de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut