Hale : Nous encourageons une élection dès que possible
L'ambassadeur des États-Unis, David Hale, a jugé hier « regrettable que la présidentielle n'ait pas eu lieu à temps, conformément à la Constitution ». « Comme les États-Unis l'ont constamment fait, nous encourageons le Parlement à élire un nouveau président dès que possible », a-t-il indiqué dans un communiqué. « Tandis que le Parlement poursuivra ses efforts pour élire un président, les États-Unis poursuivront leur partenariat puissant avec le peuple libanais, ses dirigeants et ses institutions pour faire progresser les objectifs de paix et de stabilité, et aider le Liban à s'acquitter de ses obligations internationales et se mettre à l'écart de la contagion du conflit syrien », a ajouté le diplomate américain.
« Les États-Unis remercient l'ancien président Michel Sleiman pour son leadership fort et sage à un moment difficile et pour son engagement en faveur des liens étroits entre nos deux pays », a-t-il conclu.
Salam chez Sleiman
Le Premier ministre Tammam Salam a été reçu hier à Yarzé par l'ancien président de la République, Michel Sleiman. Les deux hommes ont évoqué la nécessité du déroulement de l'échéance présidentielle au plus vite. M. Sleiman s'est également entretenu avec le vice-président du Conseil et ministre de la Défense, Samir Mokbel, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mottaleb Hennaoui, et la ministre des Déplacés, Alice Chaptini. L'entretien a porté sur l'action gouvernementale à cette étape et l'élection présidentielle.
Il convient par ailleurs de signaler que M. Mokbel a reçu hier au ministère de la Défense, à Yarzé, l'ambassadeur d'Italie, Giuseppe Morabito, pour un suivi des préparatifs de la conférence de Rome de soutien à l'armée libanaise, qui est prévue le 17 juin prochain, et à laquelle participent 38 États, ainsi qu'un certain nombre d'organismes affiliés à l'ONU.
Un député européen de l'UMP chez Aoun
Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le député Michel Aoun, a reçu hier à Rabieh le député européen Philippe Juvin (UMP), à la tête d'une délégation. « Le général Aoun est très connu en France. Il symbolise pour nous la volonté du Liban d'être libre et indépendant. C'est dans ce sens qu'il a œuvré depuis 25 ans et depuis son retour au Liban, qui vise à la réconciliation. Il souhaite que le Liban soit prospère. Peut-être pourra-t-il dans les semaines ou les mois à venir servir de nouveau son pays. Il possède le sentiment national et consensuel (...) », a indiqué M. Juvin à l'issue de la rencontre, selon un communiqué distribué par le bureau du général Aoun.
Samy Gemayel à Sanayeh
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a reçu hier à Sanayeh le député Samy Gemayel, avec qui il a procédé à un tour d'horizon des développements locaux à l'ombre de la vacance présidentielle. M. Machnouk a également accordé audience à M. Fouad Makhzoumi et au directeur du bureau de l'ancien vice-président du Conseil Issam Farès, le général à la retraite William Majalli.
Rifi : Le Liban n'est pas une terre fertile pour el-Qaëda
Le ministre de la Justice Achraf Rifi a réitéré hier sa confiance en la justice internationale « afin d'éviter les actes de vengeance ». M. Rifi, qui a tenu ces propos après sa rencontre avec l'émir koweïtien cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a également affirmé que le Liban n'est pas une terre fertile pour le groupe terroriste d'el-Qaëda, estimant que l'organisation ne considère pas le Liban comme étant une terre de jihad. Il a par ailleurs déclaré que sa visite au Koweït vise à renforcer la collaboration entre les ministères de la Justice des deux pays et à moderniser les trois accords signés par les deux pays sur le plan juridique. M. Rifi a enfin appelé les touristes du Koweït à visiter le Liban. Il a assuré en outre que le 14 Mars est uni derrière son candidat Samir Geagea pour la présidentielle, affirmant que la vacance à Baabda n'aura pas de conséquences sécuritaires.
Khazen : Le CPL ne boycottera pas le Conseil des ministres
Le député du bloc du Changement et de la Réforme, Farid el-Khazen, a assuré à l'agence al-Markaziya que le Courant patriotique libre ne compte pas boycotter les séances du Conseil des ministres, mais qu'« il existe des conditions afin de poursuivre ces séances après le transfert des prérogatives du président de la République au gouvernement ». « Cette question nécessite une clarification constitutionnelle », a-t-il déclaré, notant que « l'affaire du boycottage du CPL a uniquement été discutée dans les médias, et non pas au sein du Courant ». De son côté, le député Simon Abiramia a estimé que « ce qui entrave l'élection d'un président est la volonté de certains d'empêcher l'arrivée à Baabda d'un président fort au sein de son milieu chrétien et capable de communiquer avec les autres parties libanaises ». « Cela se traduit par leur soutien à des candidats qui ne jouissent pas d'une forte représentation populaire », a-t-il expliqué.


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