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Moyen Orient et Monde - Syrie

Obama s’engage à soutenir davantage l’opposition syrienne

Des milliers de Syriens à l'étranger ont voté hier alors que l'armée du régime multipliait les raids sur des bastions rebelles dans le pays.

Des Syriens vivant en Jordanie manifestant contre l’élection présidentielle. Khalil Mazraawi/AFP

Le président des États-Unis Barack Obama s'est engagé hier à augmenter son soutien à l'opposition syrienne. « Je vais travailler avec le Congrès pour augmenter notre soutien à ceux, dans l'opposition, qui offrent la meilleure alternative aux terroristes et à un dictateur brutal », a-t-il déclaré devant l'académie militaire de West Point.

Officiellement, le soutien américain aux rebelles syriens se cantonne depuis le début du conflit à une aide non létale pour un montant de 287 millions de dollars même si la CIA participe dans le cadre d'un programme secret à la formation militaire d'insurgés modérés en Jordanie. Toutefois, justifiant son approche sur le conflit syrien, M. Obama a estimé que, « aussi frustrant que ce soit », il n'existait « pas de réponse facile, pas de solution militaire » qui puissent éliminer les souffrances du peuple syrien dans un avenir proche. « En tant que président, j'ai pris la décision de ne pas envoyer de troupes américaines au milieu de cette guerre civile, et je pense que c'était la bonne décision », a-t-il expliqué. « Mais cela ne signifie pas qu'on ne doit pas aider le peuple syrien à lutter contre un dictateur qui bombarde et affame son peuple », a-t-il ajouté. Barack Obama s'est également engagé à faire davantage d'efforts pour les voisins de la Syrie qui accueillent de nombreux réfugiés syriens.

Dans son discours, le président des États-Unis a par ailleurs proposé la création d'un fonds de 5 milliards de dollars pour lutter contre le terrorisme

 

« Non à la réélection du meurtrier »
Par ailleurs, des milliers de Syriens à l'étranger ont voté hier pour la présidentielle controversée qui doit aboutir à la reconduction pour un 3e mandat de Bachar el-Assad. En voiture ou à pied, de nombreux Syriens ont afflué vers leurs ambassades au Liban et en Jordanie. À Amman, des centaines d'entre eux faisaient la queue devant la chancellerie, brandissant des portraits de leur président. Mais aux abords de la représentation, une trentaine de militants scandaient des slogans antigouvernementaux et brandissaient des bannières proclamant « non à l'élection sanglante », « non à la réélection du meurtrier ». Dans d'autres pays arabes et occidentaux qui soutiennent l'opposition, les Syriens ont été interdits de voter. Concernant les élections du 3 juin, elles se dérouleront uniquement dans les zones contrôlées par le régime, soit 40 % du territoire, où vivent 60 % de la population, selon le géographe français Fabrice Balanche.


Sur le terrain, plus de 40 personnes, dont neuf enfants, ont été tuées en 24 heures dans des raids de l'armée de l'air, menés à l'aide de barils d'explosifs, contre des quartiers rebelles dans l'est d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Le bilan pourrait s'alourdir car beaucoup de blessés sont dans un état grave et parce qu'il y a certainement encore des corps sous les décombres », a souligné l'OSDH.
Par ailleurs, selon Gary Quinlan, président du comité des sanctions contre el-Qaëda à l'ONU, les contacts noués en Syrie par des combattants étrangers pourraient favoriser la formation de nouveaux réseaux extrémistes dans les pays arabes et en Europe. « Le retour de ces combattants étrangers aguerris dans leur pays d'origine – ou des pays tiers – avec de nouvelles idées et une expertise accrue est un motif d'inquiétude a-t-il ajouté.


Enfin, un plan d'action de 2,5 millions d'euros pour sauvegarder le patrimoine syrien, financé par l'UE sur trois ans, a été présenté hier à Paris par l'Unesco, visant notamment à démilitariser les sites menacés et à mieux lutter contre le trafic des biens culturels. L'agence de l'ONU souhaite également protéger d'urgence le patrimoine immatériel des populations : « la musique, le théâtre, l'art, l'artisanat, la cuisine ».

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Officiellement, le soutien américain aux rebelles syriens se cantonne depuis le début du conflit à une aide non létale pour un montant de 287 millions de dollars même si la CIA participe dans le cadre d'un programme secret à la formation militaire d'insurgés modérés en Jordanie. Toutefois, justifiant son approche sur le conflit syrien, M. Obama a estimé que, « aussi frustrant que ce soit », il n'existait « pas de réponse facile, pas de solution militaire » qui puissent...
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