Le jury du festival disant adieu à la foule. Regis Duvignau/Reuters
Le rideau est tombé sur le Festival de Cannes, laissant ses empreintes festives avec cependant des départs en ordre dispersé par les airs, les voies ferrées et autoroutières. Au revoir Cannes, bonjour Monaco pour certains, où le Grand Prix de F1 a pris le relais sur fond sonore approprié et couleurs plus éclatantes que jamais.
Pour en revenir à Cannes, le repos dominical était aussi le moment des bilans. Hors cinéma, c'est-à-dire palmes, oscars et paillettes mis à part, ce fut un événement plutôt moyen, selon les Cannois qui affirment dans leur grande majorité qu'ils ont vu mieux. Il faut dire que le démarrage du festival a été difficile du fait d'une grève de deux jours des TGV et de la guéguerre des taxis et des voitures avec chauffeurs, qui n'épargne décidément aucune région de l'Hexagone. Bataille largement gagnée par les premiers si l'on en juge par le nombre de limousines transportées par train d'Allemagne ou de Belgique et restées à quai... sans avoir trouvé preneur.
Sur la Croisette, la foule des grand-messes cinématographiques était bien entendu présente – 4 000 journalistes accrédités et plus de 300 venus en dernière minute –, mais la crise financière était visible par le rapport badauds/consommateurs de cafés-restos ; largement en faveur des premiers. Sur ce point précis, la formule américaine du paiement à la commande était appliquée en terrasse, même dans les grands palaces à clientèle sélecte, ce qui n'a pas manqué d'irriter les habitués. Avec des explications telles que : « Il y a des gens qui partent en catimini », comme nous le dit un hôtelier cannois. Taux d'occupation satisfaisant, ajoute-t-il, mais il manquera quelques zéros à l'heure du total général. Crise ou signes de fatigue du festival lui-même, on le saura dans quelques jours, à l'heure des bilans.
Côté service d'ordre, circulation et propreté, un « bravo » au nouveau maire et à toute son équipe. Pour les sponsors et partenaires divers : sept sur dix ; avec des soirées légendaires dont une soirée « Fashion TV » au Majestic Barrière, avec Michel Adam officiant au milieu de son bataillon de charme. À quelques étages de là, mais dans une autre ambiance, la suite-ruche de Dior dans l'hôtel Majestic a maquillé et démaquillé 24 heures sur 24, sur plus de 300 mètres d'espace utile, des centaines de vedettes et d'invitées de marque. L'hôtel Martinez s'est, lui, distingué comme chaque année par son maxiplateau de Canal+ ; avec sa foule bravant pluie et soleil. Un va-et-vient incessant de vedettes d'un autre genre destinées à assurer, à longueur de journée, les invités des animateurs de la grande chaîne entre les bateaux de luxe et le plateau de la chaîne. Au Marriott (ancien Noga et ancien Palais Stéphanie) et au Carlton, ambiance plutôt business avec d'incessantes réunions, conférences professionnelles et autres rencontres internationales de haut niveau.
Dans la baie, fébrilité habituelle des bateaux privés ou de location de tout gabarit, des gigantesques palaces flottants et navires de croisière qui apportent aux hôtels de la terre ferme des milliers de cabines bienvenues.
Présence libanaise
Sept sur dix également pour le stand libanais, avec la soirée de Salma Hayek (couverte dans une de nos éditions précédente), le travail incessant des journalistes de télévision et la présence encourageante du ministre du Tourisme, Michel Pharaon, qui avait pour chacun un mot d'éloge ou d'encouragement.
Par contre, trois sur dix, et encore, pour une soirée de bienfaisance au Carlton organisée par une association libanaise de Monaco qui avait pourtant réussi à faire venir notre Haïfa nationale. Les organisateurs ont opté pour la discrétion médiatique. Opacité donc anormale pour un gala de bienfaisance...
Mais la Côte d'Azur est une éternelle fête, où l'art de joindre l'utile à l'agréable règne à longueur d'année. Dans les prochains jours, les rencontres entre professionnels du cinéma se poursuivront par secteur d'activité. D'autres événements festifs sont également en chantier, dont une soirée méditerranéenne le 10 août sur la « Plage du Festival », qui serait filmée par Fashion TV. Avec des défilés de mode en provenance des trois rives, un ensemble musical oriental, un chanteur connu et une danseuse, orientale bien sûr...
Pour cette soirée, deux créateurs et deux bijoutiers libanais sont déjà sur les rangs, mais pas encore retenus. Des hors-d'œuvre bien de chez nous et des desserts italiens seront servis aux convives, ainsi que mille et un délices du pourtour de la « Mare Nostrum ».

