Des dizaines de milliers de pèlerins convergeaient samedi vers un mausolée du nord-ouest de Bagdad, où la sécurité a été renforcée après plusieurs attentats, pour les commémorations annuelles célébrant la mort d'un imam révéré par les chiites.
En outre, dix personnes ont été tuées dans le nord du pays, selon des sources de sécurité et médicale. Trois agriculteurs qui avaient été kidnappés à l'aube ont été retrouvés décapités dans la province de Kirkouk. Les autres victimes ont péri dans des attaques dans les provinces de Ninive et Salaheddine.
A Bagdad, de nombreuses rues ont été bouclées et certains types de véhicules interdits de circuler par les forces de sécurité qui ont par ailleurs recours à des chiens renifleurs et effectuent des survols de la capitale pour sécuriser les temps forts du pèlerinage, samedi et dimanche.
Les organisateurs affirment, sans que ces chiffres ne puissent être vérifiés, attendre des millions de visiteurs durant ces deux jours dans le quartier de Kazimiya, où se situe le mausolée de l'imam Moussa al-Kazem.
Le pèlerinage commémore la mort de ce 7e imam de la communauté musulmane chiite qui a péri en 799, empoisonné par le calife abbasside Haroun al-Rachid.
Des insurgés sunnites, notamment des groupes liés à Al-Qaïda, prennent régulièrement pour cible des membres de la communauté chiite, majoritaire en Irak, qu'ils considèrent comme des apostats.
Le pèlerinage, pour lequel afflue des croyants venus de tout l'Irak, a été endeuillé par de nombreuses attaques au cours des années précédentes.
Alors que les pèlerins ont commencé à converger vers Kazimiya il y a plusieurs jours, trois attentats les ont ciblé jeudi, tuant 21 personnes et des tirs de mortiers ont touché un quartier proche du mausolée vendredi, tuant trois autres personnes.
L'Irak est endeuillé quotidiennement par des attaques et des attentats qui tuent en moyenne 25 Irakiens chaque jour, un niveau proche de celui de 2008, lorsque le pays sortait à peine d'un conflit confessionnel sanglant, après l'invasion américaine de 2003.
Les autorités imputent la violence qui touche l'ensemble du pays à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et experts affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités.
Dernières Infos
Des chiites défilent à Bagdad pour un important pèlerinage sous haute sécurité
AFP / le 24 mai 2014 à 17h47


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine