Danse espagnole.
C'est en présence d'une foule considérable que s'est ouverte, hier, au stade de l'Université américaine, la première des deux journées du Huitième Festival de danses folkloriques. 600 étudiants et étudiantes, recrutés dans divers établissements scolaires de Beyrouth, ont présenté une trentaine de danses, empruntées à dix pays différents : États-Unis, Canada, Danemark, France, Irlande, Pologne, Espagne, Arménie, Jordanie et, naturellement, Liban.
Et, naturellement aussi, c'est la « dabké » libanaise, exécutée avec un accord et un entrain parfaits, qui a obtenu le plus vif succès.
Mais le Festival, dans l'ensemble, constitue une magnifique réussite : autant par la technique des danseurs amateurs que par l'éclat des costumes folkloriques et leur fidélité aux traditions nationales. À un moment donné, l'évolution parallèle des vingt-trois groupes aux couleurs vives, sur le fond vert de la pelouse, était d'un effet somptueux et, tout à la fois, délicieusement frais : bouquet de printemps, enchantement de kaléidoscope. Et cette réflexion s'imposait au spectateur : que dans l'innocence du rythme retrouvé, rien ne ressemble à un peuple qu'un autre peuple, et rien à une joie bondissante qu'une autre joie bondissante (...)

