L'ex-homme fort de la bande de Gaza, Mohammad Dahlane, tombé en disgrâce auprès du président Mahmoud Abbas, a été condamné par un tribunal palestinien à deux ans de prison ferme pour diffamation, selon un jugement publié mercredi.
Mohammad Dahlane a dénoncé mercredi soir sur sa page Facebook une décision "politique", cette condamnation lui interdisant de briguer la succession de M. Abbas, qui a exclu de se représenter.
Le moment de cette décision "vise à m'empêcher de participer au prochain Congrès du Fatah et de participer comme prévu aux prochaines élections présidentielle et législatives", a-t-il accusé.
Il a été condamné le 6 mars pour diffamation et calomnie à l'encontre des services de sécurité, une décision publiée mercredi par un quotidien palestinien, et susceptible d'appel.
L'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fatah, mouvement de M. Abbas, et le Hamas, ont signé le 23 avril un nouvel accord pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne administre les zones autonomes, et la bande de Gaza, contrôlé par le mouvement islamiste.
Reprenant les termes de précédents accords de réconciliation, conclus au cours des trois dernières années mais restés lettre morte, ce document prévoit notamment la formation sous cinq semaines d'un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes, sans mandat politique, chargé d'organiser des élections dans un délai de six mois.
L'immunité de Mohammad Dahlane, député au Conseil législatif palestinien, avait été levée à la suite de son exclusion en 2011 du Fatah, sur des accusations de corruption et de meurtres, qui l'avaient conduit à s'exiler aux Emirats arabes unis.
Récemment, Mahmoud Abbas et Mohammad Dahlane se sont mutuellement accusés d'implication dans la mort du dirigeant historique palestinien Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004.
Le colonel Dahlane, considéré comme le protégé des Etats-Unis, ministre chargé de la Sécurité intérieure après avoir dirigé la Sécurité préventive dans la bande de Gaza, était tombé en disgrâce en raison de la déroute de ses forces face aux combattants islamistes du Hamas en juin 2007 à Gaza, où il est désormais persona non grata.
Il était ensuite progressivement revenu dans le jeu politique à la faveur de son élection au Comité central du Fatah lors du Congrès du mouvement en août 2009.
Mohammad Dahlane a dénoncé mercredi soir sur sa page Facebook une décision "politique", cette condamnation lui interdisant de briguer la succession de M. Abbas, qui a exclu de se représenter.Le moment de cette décision "vise à m'empêcher de participer au prochain Congrès du Fatah et de participer comme prévu aux prochaines élections présidentielle et législatives", a-t-il accusé.
Il a été condamné le 6 mars pour diffamation et calomnie à l'encontre des services de sécurité, une décision publiée mercredi par un quotidien palestinien, et susceptible d'appel.
L'Organisation de...


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