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Liban

Ils ont dit

- Ali Awwad Aassiri, ambassadeur d'Arabie saoudite, au quotidien al-Liwa' : « Le royaume ne s'ingère pas dans les affaires intérieures du Liban. Il revient donc aux Libanais de décider. Pour notre part, nous voudrions voir un président consensuel qui adopterait la déclaration de Baabda et la politique de "distanciation" à l'égard de ce qui se passe en Syrie ; un chef d'État qui suive les pas du président Michel Sleiman. »

-  Sejaan Azzi, ministre (Kataëb) du Travail, à l'agence turque Anatolie : « Nous souhaitons un accord autour de l'échéance présidentielle car nous ne sommes pas face à une crise de candidats, mais face à un problème qui vient du fait que certaines parties cherchent à saboter cette élection. Il est encore tôt pour préjuger des résultats de l'ouverture irano-saoudienne, qui d'ailleurs n'a pas encore commencé à se concrétiser. Le cas échéant, cela devrait prendre plusieurs mois, d'où la nécessité pour les responsables au Liban d'élire un président sans prendre en compte l'évolution des conflits extérieurs (...) Lorsqu'un candidat est élu, il devient le président de tous les Libanais, qu'il soit candidat de défi ou bien consensuel. Tous ces termes sont utilisés en fait pour entraver l'élection. »

- Hussein Hajj Hassan, ministre (Hezbollah) de l'Industrie, lors d'une cérémonie à Chtaura : « Il est devenu clair qu'il existe un passage obligé pour que l'échéance présidentielle ait lieu et c'est le consensus entre les composantes politiques libanaises. Nous sommes prêts en tant que vaste alliance (du 8 Mars) à aller vers un accord sur une personnalité répondant à trois fondements : d'abord, que ce président soit fidèle aux acquis de son armée, de son peuple et de sa résistance ; ensuite, qu'il soit capable de rassembler, et enfin qu'il soit porteur d'un programme clair de réforme. »

- Farid Makari, vice-président de la Chambre, à l'agence al-Markaziya : « Nous sommes toujours au même point concernant notre soutien à Samir Geagea comme candidat du 14 Mars. Il est encore prématuré de parler d'une décision de parrainer une autre candidature. Mais, ultérieurement, cela pourrait devenir possible. »

- Ghassan Moukheiber, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme, à la Voix du peuple : « Tout ce dont nous avons besoin est de nous hâter à conclure un accord sur la personne du prochain président pour que le vide ne s'installe pas au palais présidentiel. J'espère que le CPL parviendra à une entente avec le courant du Futur. »

- Fouad el-Saad, député de Aley et membre du Bloc démocratique (joumblattiste), à la Voix du Liban 100,5 : « Le maintien de la candidature d'Henry Hélou par le Bloc démocratique n'est pas destiné à mettre des bâtons dans les roues des autres. Simplement nous croyons en sa personne. Certes, le général Michel Aoun fait partie des noms proposés, mais après les explications en provenance de Paris, il ne semble pas qu'il y ait jusqu'ici un quelconque changement à ce sujet. »

- Fady Karam, député FL du Koura, à la Voix du Liban 93,3 : « Le 8 Mars continue à torpiller le quorum parce qu'il n'a toujours pas obtenu le compromis qu'il attend de l'extérieur. C'est comme cela que l'échéance présidentielle devient entièrement tributaire des consensus élaborés à l'étranger. »

-  Atef Majdalani, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à Radio-Orient : « Il est clair que nous nous dirigeons vers une phase de vacance à la présidence de la République. Je crois que cela se fera aux dépens du Liban et des Libanais, et en premier lieu aux dépens des chrétiens. Le torpillage du quorum est un péché contre le rôle chrétien effectif dans la vie politique et administrative libanaise. Et celui qui torpille le quorum, c'est hélas le général Michel Aoun et son CPL. Si ce dernier a contribué quelquefois à recouvrer des droits chrétiens, aujourd'hui il les dilapide. »

-  Imad el-Hout, député de Beyrouth (Jamaa islamiya), à la radio al-Fajr : « Le général Michel Aoun n'est pas un candidat consensuel. Toute sa pratique politique, depuis 2005 et jusqu'à cet instant, montre qu'il est partie prenante et non pas personnalité de consensus. Nul au sein des forces politiques du pays ne le considère comme tel. Mais qu'il se présente comme candidat ordinaire à la présidence, cela est tout ce qu'il y a de plus naturel. »

-  Hadi Hobeiche, député du Akkar (bloc du Futur), à Radio-Liban libre : « Je me demande pourquoi le principe du consensus ne doit s'appliquer qu'au premier poste maronite dans l'État, alors qu'on l'ignore dès lors qu'il s'agit de la présidence de la Chambre et celle du Conseil des ministres (...) En tant que 14 Mars, nous irons à la séance de jeudi voter pour Samir Geagea et nous appelons à sanctionner aux législatives tout parlementaire qui boycotte les séances destinées à l'élection du président de la République. »

- Mohammad Chaker Kawwas, secrétaire de l'assemblée générale du Baas prosyrien, dans un communiqué : « Nous appelons à l'élection du général Michel Aoun à la présidence de la République, à la réhabilitation de toutes les institutions constitutionnelles et nationales, et à la relance des relations privilégiées entre la Syrie et le Liban en redonnant vie au traité de fraternité conclu entre les deux pays. Nous n'avons pas d'inconvénient au retour de Saad Hariri comme Premier ministre après un accord sur l'élection du général Aoun à la présidence. »

- Ali Awwad Aassiri, ambassadeur d'Arabie saoudite, au quotidien al-Liwa' : « Le royaume ne s'ingère pas dans les affaires intérieures du Liban. Il revient donc aux Libanais de décider. Pour notre part, nous voudrions voir un président consensuel qui adopterait la déclaration de Baabda et la politique de "distanciation" à l'égard de ce qui se passe en Syrie ; un chef d'État qui suive les pas du président Michel Sleiman. »
-  Sejaan Azzi, ministre (Kataëb) du Travail, à l'agence turque Anatolie : « Nous souhaitons un accord autour de l'échéance présidentielle car nous ne sommes pas face à une crise de candidats, mais face à un problème qui vient du fait que certaines parties cherchent à saboter cette élection. Il est encore tôt pour préjuger des résultats de l'ouverture irano-saoudienne, qui d'ailleurs n'a...
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