Des membres du club entourant la fondatrice. De gauche à droite, Lama Hamzé, Hiba Kanso, Élie Saroufim, Yara Arja et Slaymen Iskandar.
Question – Comment est née l'idée de ce club ?
Réponse – Au Liban, la religion et la politique ligotent les gens. Il existe des inégalités entre les hommes et les femmes. J'ai réalisé qu'il faudrait sensibiliser les citoyens à ces sujets, entre autres. Ils doivent connaître leurs droits et leurs devoirs envers la société. Une révolution doit avoir lieu. Rien ne va s'améliorer si on ne donne pas tous leurs droits aux femmes, qui sont le moteur de la société.
Quelles sont les particularités de votre club ?
Notre club est ouvert à tous les étudiants de l'USJ, garçons et filles. Jusqu'à cette date, nous sommes trente membres dont bon nombre sont des garçons.
Nous sommes jeunes et nous partageons les intérêts communs à la sphère juvénile. Nous allons mettre en œuvre des projets divertissants, trempés dans une ambiance jeune, destinés à captiver cette tranche de citoyens. D'ailleurs, nous comptons élargir notre réseau, au niveau national et international si possible. Nous avons déjà reçu pas mal d'appuis, notamment de la part d'autres organisations non gouvernementales féministes. Nous voulons faire de notre club la référence pour les jeunes en matière d'égalité hommes/femmes.
Je voudrais insister sur le fait que notre génération est pacifiste ; ce sont les générations antérieures, qui ont connu la guerre, qui sont en train d'implanter la rancune en nous.
Pouvez-vous nous donnez plus de détails quant à vos projets ?
Avant toute chose, nous allons lancer un projet de sensibilisation au statut de la femme libanaise dans la société, et cela à deux niveaux : à l'échelle universitaire; dans tous les campus de l'Université Saint-Joseph, mais également dans les écoles et universités locales; et sur le terrain, pour aller à la rencontre des personnes hors campus et partager avec elles notre message : la femme est l'égale de l'homme. Ensuite, nous planifions d'examiner les divers problèmes que rencontre la femme libanaise afin d'y apporter des solutions valables. De même, nous envisageons de promouvoir sa participation à la sphère politique à travers divers moyens tels que l'institutionnalisation d'un quota pour la représentation féminine, des formations pour faire partie du cadre public, etc.
À plus long terme, nous ambitionnons d'établir une société civile où l'État et la religion sont séparés pour éviter que les femmes dans notre pays soient enchaînées par les lois confessionnelles du
statut personnel.
Qu'est-ce que le féminisme, selon vous ?
Le féminisme, c'est croire à l'égalité entre l'homme et la femme, et vouloir avoir les mêmes droits et devoirs.
Un dernier mot ? Je conseille fortement aux citoyens libanais de lire. Les Libanais ne lisent plus et manquent d'ouverture sur les autres. Il faut s'inspirer de pays tels que le Brésil et l'Argentine. Pourquoi ces deux pays ? Pour trois raisons : la langue espagnole, le pape est argentin et les femmes y accèdent à la présidence de la République.
Pour en savoir plus sur le club Women's Rights : www.facebook.com/pages/Womens-Rights-USJ/248744741981006? fref=ts
Quelles sont les particularités de votre club ?Notre club est ouvert à tous les étudiants de l'USJ, garçons et filles. Jusqu'à cette date, nous sommes trente membres dont bon nombre sont des garçons.Nous sommes jeunes et nous partageons les intérêts communs à la sphère juvénile. Nous allons mettre en œuvre des projets divertissants, trempés dans une...

