Les négociateurs des grandes puissances du « 5+1 » (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni) et de l'Iran reprenaient hier à Vienne des discussions qualifiées de « sérieuses », mais qui avancent « difficilement et lentement », pour un troisième et probable dernier jour. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, a estimé hier, cité par l'agence iranienne ISNA, que les négociations avançaient dans « un climat de bonne volonté », précisant toutefois : « Elles avancent très difficilement et lentement. » Même son de cloche du côté des grandes puissances, pour lesquelles la ministre européenne des Affaires étrangères Catherine Ashton conduit les négociations. Mme Ashton a ainsi rencontré jeudi soir le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, pour « des discussions détaillées », a annoncé son porte-parole, Michael Mann, sur son compte Twitter, qualifiant par ailleurs les discussions de « sérieuses ».
Délai au 20 juillet
Les négociateurs des deux parties sont réunis à Vienne depuis mardi pour la quatrième série de négociations, abordant la phase la plus délicate du dossier et entrant dans les détails d'un éventuel accord final, qui viendrait mettre un terme à plus d'une décennie de controverses sur le dossier du nucléaire iranien.
Cet accord final, dont la rédaction doit commencer au cours de ces négociations, doit garantir le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et permettre la levée de toutes les sanctions internationales. Il doit être trouvé d'ici au 20 juillet, même si le délai pourrait être prolongé d'un commun accord.
Le temps ne joue cependant pas en leur faveur, avec la pression mise par les partisans de la ligne dure des deux côtés, qui veulent voir des avancées concrètes. Les puissances occidentales et Israël redoutent un volet militaire dans le programme nucléaire de l'Iran, ce que Téhéran a toujours nié. D'ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé hier devant le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel que les négociations nucléaires avec l'Iran devaient empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.
(Source : AFP)

