Le président du Comité de coordination syndicale (CCS) Hanna Gharib a de nouveau critiqué la politique de l'Etat et de ses représentants quant à la grille des salaires des fonctionnaires.
"Ce sont des voleurs, des menteurs", a estimé M. Gharib lors d'une manifestation à Hamra mardi. Le président du CCS a par ailleurs estimé que "tous les fonctionnaires de l'Etat sont en danger aujourd'hui", dénonçant "un coup" contre la fonction publique et l'absence de réformes étatiques au niveau des salaires, des retraites ou encore des impôts.
"L'Etat est en train de se désintégrer", a poursuivi M. Gharib, lançant un appel à tous les "journaliers, contractuels, retraités, élèves et parents" pour qu'ils rejoignent le CCS lors de la manifestation prévue demain.
Une sous-commission parlementaire chargée de l'étude de la grille des salaires avait publié un rapport mercredi dernier dans lequel il était question de rabaisser le montant de la grille de 2 400 milliards à 1 800 milliards de livres. Le rapport a été immédiatement rejeté par le CCS qui a appelé, jeudi dernier, à une grève générale. Le rapport sera étudié demain lors d'une session parlementaire.
Mardi, Hanna Gharib avait réitéré les revendications du comité : une grille des salaires qui soit approuvée "avec une hausse de 121 %, sans échelonnement aucun et avec un effet rétroactif à partir du 1er juillet 2012". Il a rappelé que cette hausse n'est pas intervenue depuis 18 ans, période pendant laquelle "le niveau de vie a augmenté de 130%", selon un communiqué du CCS.
Pour leur part, les organismes économiques libanais, les institutions internationales comme la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) ou encore le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ne cessent de mettre en garde les députés et l'opinion publique contre les "dangers de l'adoption de cette grille de 2 000 milliards de livres pour les finances et l'économie du pays".
"Ce sont des voleurs, des menteurs", a estimé M. Gharib lors d'une manifestation à Hamra mardi. Le président du CCS a par ailleurs estimé que "tous les fonctionnaires de l'Etat sont en danger aujourd'hui", dénonçant "un coup" contre la fonction publique et l'absence de réformes étatiques au niveau des salaires, des retraites ou encore des impôts.
"L'Etat est en train de se désintégrer", a poursuivi M. Gharib, lançant un appel à tous les "journaliers, contractuels, retraités, élèves et parents" pour qu'ils rejoignent le CCS lors de la manifestation prévue demain.
Une sous-commission parlementaire chargée de l'étude de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine