Rifi : « Geagea est mon candidat préféré »
Prenant le contre-pied de nombre de ses compatriotes tripolitains, le ministre de la Justice, le général Achraf Rifi, a assuré dans des propos au Daily Star que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, est son « candidat favori » à la présidence.
Le général Rifi n'en a pas moins souligné que « la relation aujourd'hui avec le Hezbollah est nécessaire pour garantir la stabilité et éviter la guerre civile ».
Pour le PNL, le 8 Mars « sabote » l'élection
Dans son communiqué hebdomadaire, le conseil supérieur du PNL a accusé hier le 8 Mars de chercher à « saboter l'échéance présidentielle » si le processus en cours ne mène pas à la victoire de son candidat.
Pour le parti de Dory Chamoun, une telle issue signifierait concrètement « la victoire du mini-État, la consécration des armes non légales et l'instauration d'une Constituante qui frapperait les principes de Taëf ».
Fatfat : Le 14 Mars ne jouera pas à la « chaise musicale »
Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a annoncé hier, dans une déclaration à l'agence al-Markaziya, que le 14 Mars pourrait réexaminer la candidature du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, s'il s'avère qu'un autre candidat, issu des rangs de l'alliance, est en mesure d'obtenir davantage de voix que M. Geagea.
Cependant, a ajouté M. Fatfat, nous n'en sommes pas là et nous irons jeudi prochain pour voter Geagea. « Nous ne jouerons pas à la chaise musicale », a-t-il dit (en français dans le texte).
Pour M. Fatfat, « c'est le vide qui est le candidat principal du 8 Mars ». Quant au chef du CPL, le général Michel Aoun, il est selon lui un « bon » candidat, mais il ne saurait être un candidat de consensus, « car il représente un camp ».
Hobeiche ne voit pas de « rapprochement » jusqu'ici
Hadi Hobeiche, député du Akkar et membre du bloc du Futur, a affirmé hier à la Voix du Liban 93,3 qu'il ne voyait pas de « rapprochement » jusqu'ici entre les deux camps en présence au sujet de la présidentielle.
En tout état de cause, « la logique démocratique suppose qu'il n'y ait pas de rapprochement, car le cas échéant on serait face à une nomination d'un président et non d'une élection ».
Pour M. Hobeiche, le problème, c'est qu'il existe un camp « qui a pris la décision de pousser les choses vers le vide à la présidence ». « Je ne comprends pas pourquoi un certain nombre de députés prennent leur liberté lorsqu'il s'agit de la présidence de la République alors qu'ils n'osent rien faire dès lors qu'il s'agit de la présidence du Conseil ou de la Chambre », a encore dit le député, se demandant, dans le même cadre, « pourquoi ne parle-t-on de consensus que pour élire le président de la République ? ».
Saadé : Gemayel ne fait pas la promotion de sa candidature
Interrogé par la chaîne LBC, le député Samer Saadé (Kataëb, Tripoli) a affirmé hier que l'initiative du président Amine Gemayel et sa tournée auprès des pôles chrétiens n'ont pas pour objectif de faire la promotion de sa propre candidature.
Selon M. Saadé, le chef des Kataëb cherche à susciter un accord sur un candidat afin d'empêcher la vacance de la présidence.
Houry pessimiste
Le député Ammar Houry (Beyrouth III), membre du bloc du Futur, a fait part de son pessimisme en ce qui concerne la possibilité de l'élection d'un président de la République avant le 25 mai. « La situation n'augure rien de bon sur ce plan en raison de la position obstructionniste du 8 Mars qui boycotte les séances de la Chambre et tente de faire passer le message selon lequel il n'y aurait qu'un seul candidat ou le vide », a déclaré M. Houry à la Voix du Liban 100,5.
Réaffirmant que tout changement dans le soutien du 14 Mars à la candidature du chef des FL, Samir Geagea, ne peut être que le fruit d'une décision « unanime » des forces de l'alliance, M. Houry a dit : « Le 14 Mars n'est pas replié sur lui-même. M. Geagea a clairement dit hier (jeudi) qu'il ne serait pas un obstacle à la possibilité que quelqu'un puisse remporter l'élection présidentielle. La question n'est pas personnelle, elle a trait à des principes pour lesquels le 14 Mars a lutté. »
Majdalani : « Nous faisons notre devoir »
Le député Atef Majdalani (Futur, Beyrouth III) a affirmé hier, dans une déclaration à la presse à la suite d'une visite au Grand Sérail, que le 14 Mars « fait son devoir constitutionnel, national et moral envers les Libanais » en se rendant aux séances de la Chambre pour élire un nouveau président de la République, « au contraire du camp adverse qui n'assure pas le quorum pour combler la vacance de la présidence ».
« Tous les députés de tous bords devraient se rendre à la Chambre et procéder à l'élection d'un président sur la base d'une compétition démocratique et réellement libanaise. Que l'élu soit du 14 ou du 8 Mars, qu'il obtienne 65 voix au moins et nous le féliciterons tous, a-t-il lancé. Tout le monde devrait comprendre que la présidence n'est pas un jouet. »
Pour le PNL, le 8 Mars « sabote » l'électionDans son communiqué hebdomadaire, le conseil supérieur du PNL a accusé hier le 8 Mars de chercher à « saboter l'échéance présidentielle » si le processus en cours ne mène pas à la victoire de son candidat.Pour le parti de Dory Chamoun, une telle issue signifierait concrètement « la victoire du...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef