Le CPL n'accordera pas ses voix à un candidat de « compromis »
Le bloc du Changement et de la Réforme (bloc parlementaire aouniste) a tenu mardi à Rabieh sa réunion hebdomadaire sous la présidence du général Michel Aoun. La discussion a été axée sur les circonstances qui entourent l'échéance présidentielle.
À l'issue de la réunion, l'ancien ministre Selim Jreissati a donné lecture du communiqué traditionnel dans lequel le bloc aouniste justifie son boycott des séances parlementaires consacrées à l'élection d'un président de la République. Le communiqué souligne notamment en substance sur ce plan que l'absence aux séances parlementaires, et donc le défaut de quorum, « est un droit politique par excellence, qui n'est pas en contradiction avec la démocratie ». « Il n'est sûrement pas en contradiction avec le principe de l'alternance au niveau du pouvoir, surtout s'il a pour but de rejeter tout compromis parachuté ou tout président de compromis, souligne le bloc aouniste. Tout compromis entraîne en effet des concessions que nous rejetons. »
Le bloc aouniste affirme sur ce plan qu'il ne saurait accorder ses voix à un « président de compromis ». Et le communiqué d'établir à cet égard une distinction entre « l'entente » et le « consensus », lequel signifie des « concessions ». « Nous ne sommes pas dans une situation qui permet des concessions, surtout lorsqu'il s'agit du pacte », relève le bloc aouniste. Et d'ajouter que les quatre leaders maronites qui ont pris part aux réunions de Bkerké, (Amine Gemayel, Samir Geagea, Michel Aoun et Sleimane Frangié) « bénéficient des qualités d'un président fort ». « Mais l'un des candidats a présenté un programme qui représente la confrontation avec l'une des composantes fondamentales du pays », affirme le communiqué, dans une allusion à la candidature de Samir Geagea.
Sur un tout autre plan, le bloc aouniste a rendu un vibrant hommage à l'action du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui « pour la première fois depuis l'indépendance a insufflé un nouveau souffle à la diplomatie libanaise ».
Abou Jamra critique la présence de Jreissati à la réunion du CPL
Le général Issam Aboujamra, ancien ministre et ancien proche conseiller du chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, a critiqué la présence de Sélim Jreissati à la réunion du bloc parlementaire aouniste, mardi, du fait que M. Jreissati n'est pas député. Soulignant qu'une telle présence est « contraire aux usages pratiquées (par le bloc aouniste) depuis 2005 », M. Aboujamra a déclaré que le fait que ce soit M. Jreissati qui lise le communiqué du bloc aouniste « apporte la preuve de la faillite du général Aoun qui a ainsi besoin d'un avocat pour parler au nom de son bloc parlementaire afin de couvrir sa deuxième défaite dans la bataille présidentielle ».
Le bloc du Futur s'élève contre les propos du conseiller du guide de la révolution iranienne
Le bloc parlementaire du courant du Futur a tenu mardi sa réunion hebdomadaire à l'issue de laquelle il a publié un communiqué rendant un vibrant hommage au président Michel Sleiman, soulignant qu'il a incarné, dans l'exercice de ses fonctions à la présidence, « le rôle de chef de l'État, de gardien de la Constitution et des dispositions du pacte national, de même qu'il a contribué à atténuer la gravité de la crise » à laquelle est confronté le pays. Le bloc du Futur a mis l'accent dans ce cadre sur l'importance de la déclaration de Baabda et du projet de renforcement de l'armée grâce au don de l'Arabie saoudite.
Sur un autre plan, le bloc du Futur a vivement dénoncé les déclarations du conseiller du guide suprême de la révolution iranienne, le général Yahya Rahim Safwi, qui a déclaré que l'influence de l'Iran s'étend désormais à la Méditerranée et que la ligne de défense de l'Iran se situe au Liban-Sud. « De tels propos constituent un développement extrêmement grave et ils illustrent les dessous de la relation du Hezbollah avec l'Iran ainsi que le rôle et la mission que la République iranienne confie au Hezbollah, souligne le bloc du Futur. La question qui se pose donc est de savoir si le Hezbollah assume le rôle de la défense du Liban contre les agressions israéliennes, comme il le prétend, ou si son rôle est, plutôt, d'être le parti de la défense de l'Iran et de son régime. »
L'ambassadeur saoudien chez Berry
L'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, qui vient de regagner son poste à Beyrouth, a rendu visite mardi au chef du législatif, Nabih Berry. À l'issue de l'entrevue, M. Assiri a déclaré que le choix du nouveau président de la République « revient aux Libanais eux-mêmes », précisant que le royaume wahabite est « soucieux de la stabilité au Liban et de l'entente entre les Libanais ».
Notons par ailleurs, que M. Berry a également reçu mardi l'ancien ministre Ibrahim Najjar, le président de l'ordre des journalistes, Élias Aoun, et le président du Conseil du Sud, Kabalan Kabalan.

