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Moyen Orient et Monde - Scrutin

Plus de 50 attaques lors des législatives en Irak : au moins 14 morts

Les premiers résultats ne sont pas attendus avant la mi-mai ; Maliki « sûr de la victoire ».

Le décompte des voix a commencé dès hier, mais les premiers résultats ne sont pas attendus avant la mi-mai. Khalil al-Murshidi/AFP

Les Irakiens ont défié les violences hier et se sont rendus aux urnes pour élire leur Parlement. La commission électorale devait annoncer le taux de participation tard dans la nuit. À la mi-journée, environ 40 % des électeurs s'étaient déplacés, selon une source diplomatique. Les violences qui ont tué près de 90 personnes dans les 48h précédant le scrutin faisaient craindre un fort taux d'abstention aux analystes. Le décompte des voix a commencé immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, mais les premiers résultats ne sont pas attendus avant la mi-mai.


Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a félicité les millions d'Irakiens qui ont « courageusement voté », estimant qu'ils avaient envoyé « un puissant message de revanche aux extrémistes violents qui tentent de saboter les progrès de la démocratie et de semer la discorde ».
Les bureaux de vote, ouverts de 07h00 à 18h00 locales, ont été étroitement surveillés tout au long de la journée pour prévenir tout risque d'attentat. Les voitures avaient interdiction de circuler dans Bagdad depuis mardi soir et un couvre-feu total a été décrété dans la capitale dans la nuit d'hier. Le scrutin a été néanmoins marqué par plus de 50 attaques, visant principalement des bureaux de vote ou des électeurs, qui ont fait au moins 14 morts, dont deux membres de la commission électorale, et 36 blessés.

 

(Repère : Les acteurs clés des élections irakiennes)

 

Pour un avenir meilleur
Cela n'a pas empêché les Irakiens d'aller voter comme Abou Achraf (67 ans), un ancien comptable résidant dans l'ouest de Bagdad et désireux de « chasser la plupart des politiciens, parce qu'ils n'ont rien fait, à part se disputer depuis des années ». Âgé de 91 ans, appuyé sur ses béquilles, Jawad Saïd Kamaleddine a lui aussi glissé son bulletin dans l'urne dans l'espoir que « tous les politiciens changent. Ce sont tous des voleurs ».
Le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, qui espère un troisième mandat, a pour sa part voté vers 07h30 à l'hôtel Rachid, au cœur de la zone verte de Bagdad. Il a déclaré être « sûr de la victoire ». Ce scrutin est « encore plus réussi que le précédent, car il n'y a plus de soldats américains sur le sol irakien », a-t-il dit. M. Maliki est donné favori, malgré un bilan très critiqué notamment pour n'avoir pas résolu les problèmes du chômage et de la corruption, ni remédié au piètre état des services publics, alors que le pays est plongé dans des violences qui font en moyenne 25 morts chaque jour.

 

(Lire aussi: Ukraine, Syrie, Proche-Orient... Quand Obama défend sa politique étrangère)


Pour convaincre les électeurs, les 9 039 candidats ont tapissé le pays d'affiches, sur lesquelles chacun joue sur son appartenance ethnique et confessionnelle, plus que sur son programme.
Selon une règle non écrite, le poste de Premier ministre revient à un chiite, les Kurdes détiennent la présidence et les sunnites la tête du Parlement. Or M. Maliki reste le seul chiite ayant l'envergure du poste. Sa coalition, l'Alliance pour l'État de droit, a de bonnes chances de remporter un certain nombre des 328 sièges en jeu. Elle n'est toutefois pas assurée d'obtenir une majorité, d'autres partis chiites venant la défier dans ses bastions du centre et du Sud. Les négociations pour former un gouvernement risquent donc de prendre de longs mois. Après les élections de mars 2010, le gouvernement avait prêté serment en décembre.

 

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Les Irakiens ont défié les violences hier et se sont rendus aux urnes pour élire leur Parlement. La commission électorale devait annoncer le taux de participation tard dans la nuit. À la mi-journée, environ 40 % des électeurs s'étaient déplacés, selon une source diplomatique. Les violences qui ont tué près de 90 personnes dans les 48h précédant le scrutin faisaient craindre un fort taux d'abstention aux analystes. Le décompte des voix a commencé immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, mais les premiers résultats ne sont pas attendus avant la mi-mai.
Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a félicité les millions d'Irakiens qui ont « courageusement voté », estimant qu'ils avaient envoyé « un puissant message de revanche aux extrémistes violents qui tentent de saboter les progrès de la...
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