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Liban

Insistance américaine pour une présidentielle et des législatives dans les délais

La cérémonie organisée au siège du Congrès américain à Washington.

Pour célébrer le neuvième anniversaire de la révolution du Cèdre et du retrait syrien du Liban, les organisations libano-américaines ont organisé comme chaque année à Washington un meeting politique au siège du Congrès américain, en présence de la secrétaire d'État adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Anne Patterson, et d'un grand nombre de représentants du département d'État, du Pentagone et du Congrès, ainsi que de la chargée d'affaires libanaise à Washington, Carla Jazzar, et du consul libanais dans la capitale américaine, Ali Karanouh.
Plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune pour encourager les Libanais à élire dans les délais un nouveau président, puis leurs représentants au Parlement, et se sont prononcés en faveur d'un chef de l'État capable de réédifier l'État et d'étendre la souveraineté étatique sur l'ensemble du territoire. Ils ont en outre critiqué l'implication du Hezbollah en Syrie et relevé son impact désastreux sur le Liban.
C'est Mme Patterson qui a pris la parole en premier et s'est arrêté longuement sur la guerre en Syrie et le rôle joué par le Hezbollah aux côtés des forces du régime de Bachar el-Assad, « en violation de l'entente entre la majorité des Libanais, consacrée par la déclaration de Baabda ». « Après la formation d'un gouvernement, les Libanais peuvent et doivent choisir leurs dirigeants. La présidentielle et les législatives représentent une occasion idéale pour cela. Les États-Unis les encouragent à les organiser conformément à la Constitution, dans les délais et sans interventions étrangères », a-t-elle affirmé.
Elle a réitéré la détermination des États-Unis à appuyer « le mécanisme devant permettre de réaliser la souveraineté, l'indépendance et la stabilité du Liban ». Mme Patterson a assuré que Washington continuera de soutenir les efforts des Libanais à édifier et à consolider leurs institutions, notamment l'armée et les FSI « pour les aider à assurer la sécurité à tous les Libanais et à la consolider au niveau des frontières, notamment avec la Syrie ».
La responsable américaine a ensuite invité « toutes les parties libanaises à respecter les principes contenus dans la déclaration de Baabda, l'accord de Taëf ainsi que les résolution 1559 et 1701 du Conseil de sécurité ».
Des membres du Congrès ont ensuite pris la parole tour à tour et ont repris en gros les idées développées par Mme Patterson, que ce soit au sujet de la présidentielle ou de l'édification de l'État. Dans ce cadre, la présidente de la sous-commission des Affaires étrangères pour les affaires du Moyen-Orient, Ileana Ross-Lehtinen, a insisté sur le fait qu'« à travers le Hezbollah, qui est l'agent de l'Iran, la Syrie essaie de provoquer des troubles et un état d'insécurité au Liban ». « Nous voulons voir des élections justes et libres cette année au Liban, loin de l'influence et de l'intimidation du Hezbollah », a-t-elle martelé, avant d'ajouter : « Il ne peut y avoir de démocratie au Liban lorsque le Hezbollah fait partie du gouvernement. »

 

Pour célébrer le neuvième anniversaire de la révolution du Cèdre et du retrait syrien du Liban, les organisations libano-américaines ont organisé comme chaque année à Washington un meeting politique au siège du Congrès américain, en présence de la secrétaire d'État adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Anne Patterson, et d'un grand nombre de représentants du département d'État, du Pentagone et du Congrès, ainsi que de la chargée d'affaires libanaise à Washington, Carla Jazzar, et du consul libanais dans la capitale américaine, Ali Karanouh.Plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune pour encourager les Libanais à élire dans les délais un nouveau président, puis leurs représentants au Parlement, et se sont prononcés en faveur d'un chef de l'État capable de réédifier l'État et d'étendre la...
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