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Petit cours d'histoire

Mao Tsé-toung disait que les guérillas devraient se mouvoir au sein de la population locale comme un poisson dans l'eau. Durant la guerre civile libanaise, la population chrétienne de Beyrouth-Ouest, constituée de ploutocrates et de membres de la haute bourgeoisie, s'évapora virtuellement dès le premier coup de canon. Ce ne fut pas le cas pour Achrafieh et les quartiers avoisinants, où la composition de la population chrétienne était plus diversifiée, avec une certaine prépondérance de représentants de la petite bourgeoisie, de petits salariés et d'artisans. Le petit peuple d'Achrafieh résista soit en combattant (pour les jeunes), soit en restant ferme en ne s'enfuyant pas du quartier (ce qui aurait sûrement affecté le moral des combattants). Les membres de la haute bourgeoisie, les banquiers, partirent résister dans les cafés-trottoirs de Paris.
À leur retour à la fin de la guerre (quelque dix-huit années plus tard ), ils ont remercié le petit peuple qui avait préservé les zones chrétiennes en l'expulsant petit à petit de son quartier pour en faire un nouveau Solidere. Par des moyens occultes, ils mirent fin à l'ancienne loi sur les loyers pour faciliter leur mainmise. Le projet de loi sur les loyers, qui fut voté récemment, avait été rédigé il y a deux ans, en 2012, et l'on n'osait pas le soumettre à la Chambre de crainte qu'il ne soit rejeté. Maintenant c'est au tour du petit peuple chrétien de quitter le Liban pour ne jamais y revenir.

Bernard SAÏD

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Les loyers, encore...

D'après les statistiques, le nombre de petits propriétaires dans le besoin représente à peine 10 % du total des propriétaires, en général des personnages politiques ou des commerçants aisés.
Je suggère aux propriétaires qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts de mettre en vente leur bien-fonds. Cela leur rapportera plus de 300 fois l'investissement de leurs aïeux qui ont fait le Liban. Et ils pourront alors se considérer riches. Cela, bien entendu, les obligera à payer une légère indemnité aux locataires, mais ils seraient toujours gagnants.
Il arrive souvent que d'anciens propriétaires louent certains étages libérés pour cause de départ à des prix très au-delà de leurs espérances.
Si des aïeux ont consenti à de lourds sacrifices, ceux des locataires ont dû parfois tout quitter, pour retrouver une vie meilleure, sous des cieux plus cléments. Je pense aussi à certains locataires, dont une parente éloignée, veuve et vivant avec une retraite misérable qui lui permet à peine de payer son loyer et vivre décemment, s'est retrouvée du jour au lendemain dans la rue, faute de moyens pour survivre. C'est en cela que cette loi est inique.

Raymond NAHAS

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Hier polonais, aujourd'hui ukrainiens

Les fameux séparatistes armés dans l'est de l'Ukraine seraient en fait des militaires russes. Cela ne me surprendrait pas le moins du monde. Souvenons-nous qu'en 1945 Staline ordonnait aux soldats de la 6e armée occupant la Pologne de devenir Polonais et d'apprendre la langue. Si les Russes ne sont pas aimés des Polacks, pensait le Petit Père des peuples, qu'ils deviennent tout simplement Polonais. L'occupation n'en sera que plus facile et convaincante.
À n'en pas douter, les Russes sont d'excellents comédiens. Sans compter qu'en Ukraine ils n'ont pas à apprendre l'ukrainien.

Sylvio Le BLANC
Montréal (Québec-Canada)

Petit cours d'histoire
Mao Tsé-toung disait que les guérillas devraient se mouvoir au sein de la population locale comme un poisson dans l'eau. Durant la guerre civile libanaise, la population chrétienne de Beyrouth-Ouest, constituée de ploutocrates et de membres de la haute bourgeoisie, s'évapora virtuellement dès le premier coup de canon. Ce ne fut pas le cas pour Achrafieh et les quartiers avoisinants, où la composition de la population chrétienne était plus diversifiée, avec une certaine prépondérance de représentants de la petite bourgeoisie, de petits salariés et d'artisans. Le petit peuple d'Achrafieh résista soit en combattant (pour les jeunes), soit en restant ferme en ne s'enfuyant pas du quartier (ce qui aurait sûrement affecté le moral des combattants). Les membres de la haute bourgeoisie, les banquiers,...
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