* Marwan Hamadé, à la chaîne MTV : « En premier lieu, il faudrait interroger hajj Mohammad Raad (chef du bloc parlementaire du Hezbollah) sur le sort de la séance de (demain) mercredi, car d'après ce que j'ai compris de lui, s'il n'y a pas de candidat qui croit dans la résistance et qui la protège, il n'y aura pas d'élection présidentielle. Je m'attends donc à ce que la partie adverse ne se présente pas à la Chambre. Ce qu'on dit sur des rencontres et des visites d'hommes politiques à l'étranger est très exagéré. Cette exagération a un but, c'est de donner l'impression qu'il existe une dynamique vers la conclusion d'une alliance Aoun-Hariri qui règlerait comme par magie le nœud de la présidentielle. Mais les choses ne sont pas ainsi : le candidat qui dénigre l'accord de Taëf ne saurait être président, pas plus que celui qui nie la réconciliation de la Montagne. »
* Jean Oghassabian, député de Beyrouth (bloc du Futur), à la Voix du Liban 93,3 : « Étant donné qu'il faut réunir les deux tiers de la Chambre pour pouvoir élire un président de la République, le chef du PSP, Walid Joumblatt, ne dispose plus du pouvoir de faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre (...) Jusqu'ici, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, est le candidat du 14 Mars (...) et il n'y a pas de bazar entre le général Michel Aoun et le chef du courant du Futur, Saad Hariri, sur une candidature de Aoun, même s'il y a des contacts indirects entre les deux hommes. »
* Kamel Rifaï, député de Baalbeck-Hermel et membre du bloc du Hezbollah, à l'agence al-Markaziya : « Nous irons au siège du Parlement mercredi, mais notre entrée dans l'hémicycle est en rapport avec l'opportunité d'assurer le quorum. Jusqu'ici, il n'y a pas d'accord sur un candidat présidentiel jouissant du soutien de la majorité et la situation est toujours pareille à ce qu'elle était (mercredi dernier). Le candidat unique apparent est le docteur Samir Geagea et le candidat non déclaré est le général Michel Aoun. Dans ces conditions, notre entrée dans la salle ne mènerait à rien. »
*Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest et membre du bloc du Futur, interrogé par l'agence al-Markaziya sur l'éventualité d'une adhésion du courant du Futur à une candidature du chef du CPL, le général Michel Aoun : « Je n'ai pas de données à ce sujet. Si Dieu le veut, nous irons (demain) mercredi voter pour (le chef des FL) Samir Geagea. »
* Kassem Hachem, député (Baas) de Marjayoun-Hasbaya : Le président de la Chambre, Nabih Berry, « cherche à sortir des scénarios classiques des séances. Il dispose de diverses options pour assurer la tenue de l'échéance présidentielle. En l'absence d'accord d'ici à deux semaines, M. Berry pourrait recourir à d'autres options, comme par exemple raccourcir les intervalles entre les séances afin d'amener les protagonistes à intensifier les contacts et les concertations en vue de se mettre d'accord sur une personnalité donnée ».
* Antoine Andraos, vice-président du courant du Futur, à Radio-Liban libre : « Si le général Michel Aoun veut s'ouvrir au courant du Futur, il faudrait qu'il se prononce sur un certain nombre de points comme l'intervention du Hezbollah en Syrie et la question des armes. Et le Futur ne saurait l'accepter comme président de la République. Aoun a tout perdu dans la rue chrétienne. Plus personne ne le croit désormais (...) Le président de la Chambre, Nabih Berry, se moque de nous au sujet du quorum. C'est la mascarade du siècle. »
* Ammar Houry, député de Beyrouth (bloc du Futur), à la Voix du Liban 100,5 : « La position du 14 Mars sur la présidentielle est toujours cohérente et claire. En revanche, le brouillard enveloppe celle du 8 Mars qui n'est pas parvenu jusqu'ici à présenter un candidat, et il semble que ce scénario est appelé à se rééditer. Il n'y a d'autre option devant nous que de libaniser l'échéance présidentielle. Quels que soient les efforts de l'étranger, nul n'est en mesure de remplacer les Libanais dans la prise de décisions adéquates et fermes dans l'intérêt de notre patrie, surtout à l'ombre des difficultés que connaît la région. »
* Émile Rahmé, député de Baalbeck-Hermel, à l'issue d'un entretien avec l'ancien président Émile Lahoud : « Nous avons parlé de l'échéance présidentielle et les nouvelles montrent qu'il n'y aura pas de séance mercredi pour élire un président. Cela est normal du fait de l'insistance d'un camp à aller vers la confrontation et non vers le consensus. Or le Liban a plus que jamais besoin de consensus. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
ET JE DIS : L'ABRUTISSEMENT EST À LA MODE DE CHEZ NOUS !
20 h 18, le 30 avril 2014